Ethnie, Ethnisme, Ethnicisme et République, la religion, une même façon de penser il n’y a pas de hiérarchie.

L’ethnie a une fonction d’inclusion. Elle accepte toute personne qui s’identifie à elle et qui accepte de partager le bien immatériel qui les unit.

L’ethnie est du domaine de l’être (ce que l’on est la manière d’être).

Ethnisme :

Oligarchie néo-libérale implique un lien matériel à la place du lien social.

La nature de ce lien a pour conséquences : la non-tolérance, la violence, l’égoïsme, la barbarie sociale et l’inorganisation.

Ethnicisme :

C’est la forme africaine du populisme primaire et nazifiant.

Ces manifestations concrètes : anti-intellectuel , anti-culture , barbarie, violence organisée, le racisme, la destruction de tout lien transgénérationnelle.

L’ethnisme et l’ethnicisme s’opposent à tout lien social non matériel, créent la violence pour exister. Ils impliquent l’exclusion.

La République :

C’est la citoyenneté, l’idéal démocratique, de l’égalité, de la solidarité, de la liberté, de la tolérance et du progrès de l’humain entre les hommes.

La république implique un devoir d’ouverture. Elle intègre quiconque qui vient à elle.

Le lien Ethnie, Ethnisme, Ethnicisme et République 

L’ethnie est un être doué de raison. On appartient tous quelque soient le continent, la culture, la race, le pays à une famille, à un clan, à un village ou ville, un quartier, à une société.

On s’identifie toujours à un groupe d’humains (ethnie dans le sens de l’ethos grec), mais comment définir une abstraction qui tantôt s’oppose à l’ethnisme, à l’ethnicisme voire à la république ou bien tantôt elle en fait partie prenante dans les manifestations concrètes.

Seules par ses manifestations concrètes que sont l’ethnisme et l’ethnicisme  que nous pouvons comprendre l’ethnie ainsi que ses imbrications heureuses et/ou malheureuses dans la république.


Le couple Violence-sous-développement

1 Le lien

Le sous-développement actuel doit être saisi comme conséquence directe de la violence endémique qui existe dans ce territoire depuis longtemps. En ce sens l’analyse du couple violence-sous-développement peut être  motivée par la mesure que les Congolais doivent comprendre en ce qui concerne les retombées d’une situation sociale et politique de non-violence et de forte tolérance ainsi que des désavantages de la violence pour le développement et/ou une éventuelle transformation de la société.

Actuellement le sous-développement du Congo doit être compris dans son sens le plus large, non pas comme la simple expression d’une situation historique de dénuement économique, social, technologique et spirituel, mais comme la conséquence directe d’un manque de liberté, de tolérance, de non violence, de philosophie, d’élite nationaliste universaliste et de respect de la vie.

La présence de la violence depuis plusieurs années dans les sociétés congolaises induit le sous-développement et la régression de toute évolution sociale, culturelle, sportive, économique, spirituelle.

De la même manière la non-violence et la tolérance ne veulent pas dire absence ou élimination totale de tout conflit, mais plutôt la capacité élevée pour les sociétés à accepter toute divergence, toute diversité voire différences. Cela veut aussi dire que les Congolais se sentiraient bien en liberté dans leurs vies de tous les jours avec eux-mêmes ainsi qu’avec les autres. Ils auront confiance en l’avenir.

Le lien de la violence et du sous-développement paraît évident pour la compréhension du niveau culturel et économique des congolais. Le poids des conséquences  de la violence dans les problèmes du Congo est de plus en plus visible. Son impact sur la liberté et les transformations sociales est aussi évident, mais le lien entre les deux phénomènes n’est pas facile à établir sur des bases des chiffres.

Même si on peut montrer des exemples chiffrés, on admet de plus en plus que la violence sous toutes ses formes a empêché en premier lieu le décollage économique de ce territoire. Pour mémoire, on se souviendra des compagnies concessionnaires (sckn, ccso, sho congo, elf congo, agip congo, cfao, scoa….) malgré leur essor, elles n’ont pas réussi à faire du Congo un pays viable et où il fait bon  vivre. 

La violence endémique dans ce territoire a fait fuir tout investisseur tant national qu’étranger ; les seules activités économiques qui peuvent se faire sont celles qui peuvent échapper à d’éventuelles violences, ce sont des activités dites off-shore, dans le cas du Congo ce sont les activités pouvant se dérouler en mer hors de portée des violences politiques.

2 Le recours récurrent à la violence politique

Après les affrontements de 1959, 1993-94, 1997, et 1999, le sentiment général qui devait animer les Congolais est que la guerre n’est plus souhaitable. Les populations lasses de ces violences ne veulent plus y retourner. Mais le recours à la violence n’est pas pour autant fini. Il se traduit toujours par l’absence totale de véritable dialogue, d’entente entre les Congolais, la présence accrue des militaires étrangers, les tracasseries policières de communication (propagande), de renseignements (services secrets), des tracasseries administratives augmentant la corruption se situant presque à du racket légalisé.

Toutes ces dépenses se faisant au détriment de dépenses de santé (les hôpitaux au Congo sont des mouroirs), de scolarisation (depuis quarante ans le Congo a été incapable de construire plus de dix lycées, à peine trois mille à cinq mille jeunes obtiennent leur baccalauréat pour une population scolaire de classe terminale estimée à près de vingt cinq mille ), d’équipements industriels (en quarante d’indépendance, le Congo ne possède pas plus de cinquante usines de production), le Congo territoire forestier à soixante pour cent, arrosé au minimum par neuf mois de pluies, importe des légumes, des fruits, des oignons, de l’ail et autres tomates, même le jus de fruit produit par les brasseries de la place sont importés, le Congo pays pétrolier a à peine plus de trois mille kilomètres de routes bitumées .

Pire les dépenses consacrées à l’exercice (efficace pour les politiciens de ce territoire) de la violence viennent essentiellement du maigre budget de l’Etat. 

Donc le recours systématique de la violence dans sa partie armement excessif, même si dans les pays dits développés, peut augmenter la qualité des infrastructures, ne peut se justifier, de manière objective. Il est facile de constater que les pays développés ne connaissent pas le même niveau de violence politique et la qualité de vie est largement meilleure par rapport à celle du Congo où les pseudo leaders du personnel politique ont un recours systématique à la violence contre leurs populations.

Dans les pays qui connaissent le meilleur niveau de vie, les hommes s’attachent à reporter la violence hors de leur territoire.

Ethnie = Identité abstraite- sociétale implique un lien non-biologique social s’oppose par là au bien matériel.

La nature de ce lien a pour conséquences :  la tolérance, le partage, le devoir de solidarité et d’égalité, l’organisation de la société .

Les ayant-droits ont en commun la langue, la culture