Au Congo à cause de l'impunité et des moeurs policières et militaires empreintes de beaucoup de violence, dans ce pays les policiers et les militaires ont acquis la mauvaise pratique de torturer leurs prisonniers à la place de vrais interrogatoires et enquêtes.

La preuve encore un mort de plus dans un comissariat de police. Cela se passe à Ouenze quartier nord de Brazzaville ce 23 janvier 2007. Il nous faut denoncer de telles pratiques pour qu'elles cessent. Chers internautes veuillez relayer cette information par tous les moyens possibles.

Nous vous donnons à lire le communique de l'OCDH.

OBSERVATOIRE CONGOLAIS  DES DROITS DE L’HOMME

Organisation non gouvernementale de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme, de la démocratie et de l’Etat de droit, dotée du statut d’Observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, membre de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la Torture (OMCT).

Lauréat 2006 du Prix des droits de l’Homme de la République Française

B.P. : 4021 Brazzaville - CONGO E-mail : ocdh.brazza@voila.fr

CP 070602

COMMUNIQUE  DE PRESSE

Brazzaville, le 06 février 2007. L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) exprime sa vive préoccupation et condamne le meurtre, commis le 23 janvier 2007, au commissariat de police de Ouenzé 2 (Ouenzé mandzandza) sur la personne de M. Guy Yombo.

Arrêté depuis le 13 janvier 2007, par des agents de police du Commissariat de Ouenzé 2 dans le 5ème arrondissement de Brazzaville, sans mandat et visiblement sans motif connu de la famille, la victime est décédée dans des conditions non encore élucidées, après 12 jours de garde à vue dans les geôles du commissariat susmentionné. Selon des informations parvenues à l’OCDH, Guy Yombo, la trentaine révolue, a succombé à la suite des actes de torture et de mauvais traitements qui ont laissé des stigmates sur son corps. Cette garde à vue illégale et arbitraire a été effectuée sans que la famille de la victime ne soit informée et surtout à l’insu du Parquet de grande instance de Brazzaville. Ce meurtre perpétré dans un commissariat de police confirme la réalité de l’univers carcéral congolais et pose le problème du non respect des engagements internationaux  du Congo relatifs à la dignité des personnes privées de liberté qui sont souvent victimes de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants de la part des agents des services de police. Par conséquent, l’Observatoire congolais des droits de l’homme recommande :

Aux autorités judiciaires :

-          d’ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances de ce décès et d’engager des poursuites judiciaires à l’endroit des auteurs de ce crime ;

-          d’effectuer de manière systématique des visites régulières par le Procureur de la république dans les commissariats de police afin de prévenir les gardes à vue abusives ;

-          de veiller aux atteintes à l’intégrité physique et morale des personnes en garde à vue dans les commissariats de police.

Au Gouvernement :

De lutter contre l’impunité des auteurs de violations des droits de l’homme et de veiller, en toute circonstance, au strict respect de ses engagements internationaux en matière des droits de l’homme, notamment la convention contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants ratifiée par le Congo en 2003.

Contacts téléphoniques : +242 551 34 50 // 553 15 73

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