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Le Pangolin blog animé par Mouélé Kibaya, écrivain essayiste, pour réagir sur l'actualité de l'Afrique et du Congo, en ce qui concerne les relations internationales, la culture, l'économie, la littérature, la philosophie, les sciences sociales etc....

04 novembre 2008

Zimbabwe: sommet régional dimanche à Johannesburg

JOHANNESBURG (AFP) — L'Afrique australe se réunit en sommet dimanche à Johannesburg pour tenter de trouver une issue à l'impasse politique au Zimbabwe, où un gouvernement d'unité nationale peine à être formé, a indiqué mardi le ministère sud-africain des Affaires étrangères.

"Nous travaillons toujours à déterminer le lieu exact" pour le sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) "mais ce sera dimanche" à Johannesburg, a déclaré le porte-parole du ministère, Ronnie Mamoepa.

Le Zimbabwe est plongé dans la paralysie politique depuis la réélection contestée du président Robert Mugabe, 84 ans, le 27 juin.

Le chef de l'Etat et le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai ont signé mi-septembre un accord de partage du pouvoir mais échouent depuis à s'entendre sur la formation d'un gouvernement, qui achoppe sur l'attribution de ministères clés. L'accord, signé sous la pression de la région, prévoit que M. Mugabe reste président et que l'opposant devienne Premier ministre. Il répartit le nombre de portefeuilles mais n'entre pas dans le détail de leur affectation.

La crise avait éclaté après des élections générales fin mars qui avaient vu une défaite historique du régime au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, largement imputable à un marasme économique caractérisé par une production au point mort et des pénuries massives.

Selon Amnesty international, plus de 180 personnes sont mortes et 9.000 ont été blessées dans les violences déchaînées depuis par le pouvoir. La SADC, inquiète pour la stabilité de la région, tente de contraindre le plus vieux président d'Afrique à partager le pouvoir avec une opposition désormais majoritaire au Parlement. Dernière initiative en date, le 20 octobre, une réunion au sommet de l'organe de sécurité régional au Swaziland avait été repoussée, les autorités zimbabwéennes refusant d'accorder un passeport à M. Tsvangirai.

Le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), privé de ce document des mois, dépend pour chaque déplacement à l'étranger de papiers temporaires. Samedi, il s'est dit prêt à participer à un sommet des 15 pays membres de la SADC, le 3ème consacré à la crise, "avec ou sans passeport".

Source : AFP du 04 novembre 2008



14 juin 2007

A propos de"pseudo élections des chefs d'etat africains et leurs couteuses ...

  A  propos des élections présidentielles qui se sont déroulées en Afrique et en France, nos amis de la République Centrafricaine écrivent sur le site www.centrafrique-presse.com

Les pseudos élections des chefs d’état africains et leurs coûteuses cérémonies d’investiture

Après les deux tours de l’élection présidentielle qui vient de se dérouler en France et qui a vu la victoire indiscutable de Nicolas Sarkozy, on a également assisté dix jours après, le 16 mai dernier au palais de l’Elysée, à une passation de pouvoir dans la pure tradition républicaine française, entre le sortant Jacques Chirac et le nouveau président Nicolas Sarkozy, tout ceci en présence seulement des corps constitués de l’état français. On n’a vu aucun chef d’état ni européen, ni du continent américain, ni d’Asie ni d’Afrique. 

Or en Afrique, dès qu’un président sort des urnes généralement à l’issue de scrutins dont la régularité est souvent sujette à caution ou dont le côté antidémocratique et rocambolesque est la caractéristique principale comme récemment au Nigeria, le gagnant tient à organiser une coûteuse cérémonie d’investiture à laquelle il convie le maximum de ses pairs chefs d’état et d’amis du monde entier.

Et aussi paradoxal que cela puisse être, plus l’élection aura été irrégulière ou plus la victoire électorale aura été acquise par la fraude, plus l’heureux gagnant tient à ce que le maximum de ses collègues chefs d’état et décideurs de ce monde soient présents à la cérémonie de sa prestation de serment, un peu comme pour faire un pied de nez à ses propres opposants et aux autres candidats malheureux.

Ainsi, bien souvent, on assiste à une espèce de surenchère entre ces présidents africains qui rivalisent d’un pays à l’autre, d’une mascarade électorale à l’autre, à des cérémonies dont la pitrerie le dispute au ridicule. C’est à qui enregistrerait le maximum de chefs d’état présents à son investiture, peu importe la qualité et la crédibilité de ceux-ci. Il y a pourtant lieu de s’interroger sérieusement sur ce que pourrait apporter comme crédibilité à une cérémonie d’investiture la présence d’un Bozizé ou d’un Idriss Déby dont les régimes ne sont pas, ni pour l’un ni pour l’autre, des modèles de démocratie bien au contraire.

Comment faire pour que tous ces milliards engloutis dans les cérémonies d’investiture puissent résoudre ou soulager bien des misères dans les pays de ces illustres fraudeurs d’élections ?
Les occidentaux doivent bien se gausser de nous autres africains, toujours considérés comme de grands enfants, bons rieurs et autres clichés dont ils aiment bien nous affubler et dont certains de nos dirigeants n’ont  malheureusement pas conscience.

En quatre mois à peine, il y a eu des élections présidentielles avec des fortunes diverses au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, au Nigeria, suivies de cérémonies d’investiture. Celle de Mauritanie mise à part, toutes les autres ont fait l’objet de contestation plus ou moins fondées. Celles du Nigeria ont été, presque à l’unanimité des observateurs du monde entier, qualifiées de grosse plaisanterie. Même la propre classe politique locale a reconnu les nombreuses irrégularités, les cas de violences graves et de bourrage d’urnes mais demandé sans rire qu’on puisse leur pardonner cela.

Mais les premières contestations occidentales de cette vaste supercherie ont vite cédé place aux considérables intérêts pétroliers des compagnies américaines et européennes dans ce pays. L’hypocrisie a donc vite repris le dessus et le pseudo gagnant de cette grande mascarade a été adoubé et même invité à la fameuse réunion du G 8 en Allemagne pour se retrouver aux côtés d’Abdoulaye Wade, Alpha Oumar Konaré, John Kufuor et autre Meles Zénawoui et mendier l’aumône des pays occidentaux.

Au Sénégal, le vieux Wade qui, malgré son âge avancé a tenu à gagner le scrutin dès le premier tour pour continuer à s’accrocher au pouvoir. Le boycott par l’opposition sénégalaise des législatives qui ont suivi et le faible taux de participation du corps électoral sénégalais sont bien la preuve que la victoire de Wade n’en était pas vraiment une et que des turbulences ne sont pas à écarter dans ce pays tout le long de ce second  mandat de me Wade qui ne fait que commencer. Du reste, on est très surpris des velléités monarchiques de ce dernier qui s’est toujours drapé dans des apparences démocratiques alors qu’on lui prête l’intention, est-ce à tort de préparer son fils pour lui succéder. 


Par une ironie du sort, alors que se tenait le sommet du G 8 et que certains chefs d’état africains se bousculaient pour y prendre part vers la fin, une douloureuse et macabre cérémonie totalement passée inaperçue se déroulait à Toulon pour les 18 corps en décomposition de ces malheureux Africain repêchés en mer méditerranée, vraisemblablement des Africains de l’ouest, Sénégalais ou Maliens) par un navire de guerre français. La tragédie des boats people de ces pays de l’ouest africain dont les chefs d’état sont davantage soucieux de la conservation de leur pouvoir est vraiment un scandale tout autant que les tralala de ces onéreuses prestations de serment.
 

Posté par lepangolin à 16:24 - Elections - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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