14 avril 2009
Mali : Teriya Bugu, village modèle
14 avril 2009

(Paris & Bamako) - Teriya Bugu (prononcez Teriyabougou), “la case de l’amitié” en bamanan, est un village pilote situé au bord du Bani, affluent du fleuve Niger, au Mali. Une utopie devenue réalité, commencée au début des années 1960, née d’une rencontre entre Lamine Samaké, pêcheur somono, et Bernard Verspieren, père blanc.

Aujourd’hui véritable oasis située en brousse, elle rassemble quelque 500 personnes, au milieu de plus de 200 000 arbres plantés au bord du Bani, bénéficiant d’une école, d’un dispensaire maternité, d’une bibliothèque, d’une coopérative d’achat, d’une ferme, d’un potager, de vergers, de ruches…
Et surtout, Teriya Bugu repose sur des principes de développement durable et équitable. Pour preuve ses installations fournissant de l’énergie fondées sur le biogaz, le solaire photovoltaïque et thermique, et son centre de tourisme solidaire. Un ensemble composé de 25 chambres et bungalows (climatisées ou ventilées), un dortoir, un restaurant proposant une cuisine faite principalement à base des produits issus du village et de ceux des environs, une piscine, une salle de conférence de 100 places, un musée… et même une piste d’aviation homologuée de 800 mètres de long pour petits appareils de 4 places (coordonnées GPS : N 13°12′22,8′’ - W 05°31′35,9′’)…

Toutes ces infrastructures permettent ainsi aux habitants de Teriya Bugu et des villages avoisinants d’améliorer sensiblement leurs conditions de vie et de participer activement à la sauvegarde de leur environnement. Au fil des années, Teriya Bugu est devenu un véritable outil de promotion et d’échange culturel, permettant aussi de lutter contre l’exode rural, voire les migrations économiques

Entré chez les pères blancs à 19 ans, en 1943, Bernard Verspieren fut un passionné d’agriculture. Il arriva au Soudan français, actuel Mali, en 1951, et ne le quitta plus. Il commença par créer des écoles d’agriculture pouvant accueillir des couples, initiative totalement inédite à l’époque. Après la grande sécheresse du Sahel de 1973 qui fut des milliers de morts, Bernard Verspieren créa Mali Aqua Viva, une association qui permit la plus importante campagne de forage de puits d’eau potable au Mali. Décédé en octobre 2003, sa grande oeuvre qui nécessita vingt années de travail demeure Teriya Bugu.
Source : http:africamix.lemonde.fr
03 avril 2009
Paradis fiscaux : une liste biaisée
Le CCFD-Terre Solidaire estime que le problème reste entier pour les pays du Sud
Pour le CCFD-Terre Solidaire, qui demande de longue date une liste exhaustive des paradis fiscaux, les listes de l’OCDE publiées à l’issue du G20 relèvent plus du compromis diplomatique que de l’évaluation objective. Pour Antoine Malafosse, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, « cet exercice ne résout en rien le fléau que représentent les paradis fiscaux pour les pays pauvres, qui sont les grands oubliés de ce G20 ».
L’OCDE a publié hier soir, à l’issue du G20, 4 listes de territoires : noire, gris foncé, gris clair et blanche[1]. Pour le CCFD-Terre Solidaire, le principe même de dresser plusieurs listes est bienvenu, car les paradis fiscaux n’ont pas tous la même dangerosité. Ces différentes listes peuvent encourager chaque territoire à améliorer ses pratiques pourvu qu’elles s’accompagnent de mesures graduelles de sanction. Mais les listes publiées hier présentent plusieurs problèmes :
· Les pays pauvres laissés pour compte
Pour figurer sur la liste blanche de l’OCDE, qui regroupe 30 pays riches, il suffit de signer des conventions fiscales d’échange d’information avec 12 pays. Autrement dit, une fois que la France , l’Allemagne et les principaux pays riches auront obtenu les informations qu’ils veulent, les paradis fiscaux seront considérés comme fréquentables ! Les pays en développement, qui voient chaque année 900 milliards de dollars s’envoler illicitement vers les paradis fiscaux, peuvent toujours attendre.
· Une liste blanche trop remplie
Les tractations ont duré toute la journée hier. Pour Jean Merckaert, spécialiste des paradis fiscaux au CCFD-Terre Solidaire, « Cette liste est le fruit d’un compromis diplomatique, car chaque pays du G20 a veillé à protéger ses dépendances. C’est toujours mieux que les 3 noms qui restaient sur l’ancienne liste de l’OCDE, mais le fait de mettre Jersey, la Barbade ou l’île Maurice sur la liste blanche et d’épargner Hong-Kong, la City de Londres ou l’Etat du Delaware aux Etats-Unis enlève toute crédibilité à l’exercice ».
· Une approche tronquée des paradis fiscaux
Il existe des paradis fiscaux, des paradis judiciaires et des paradis règlementaires. Chaque catégorie a fait l’objet d’une liste, par le passé, par des institutions distinctes (respectivement, l’OCDE, le GAFI et le Forum de stabilité financière). Or, ces différents cercles se regroupent largement et les ministres des Finances du G20 avaient ouvert la porte à une approche globale du problème. Pour Jean Merckaert, « en confiant la liste à l’OCDE, le G20 reconduit une approche tronquée des paradis fiscaux. On leur demande de coopérer avec le fisc étranger, mais pas avec la justice ! »
· Les critères de l’OCDE sont incomplets
Les critères de coopération fiscale de l’OCDE sont incomplets. Ils focalisent sur le secret bancaire, qui est un vrai problème, mais oublient que l’opacité peut prendre d’autres formes (trusts, fondations…). Ils exigent l’échange d’information « à la demande », et non de façon automatique (comme le prévoit la directive européenne sur l’épargne). Ce modèle est peu efficace : liée aux Etats-Unis par ce type de convention depuis 2005, Jersey n’a accepté de renseigner l’administration fiscale américaine que dans 4 cas, qui étaient déjà de notoriété publique.
Contact : Véronique de La Martinière - 01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80
Première ONG française de développement, avec 40 millions d’euros de budget et plus de 500 initiatives soutenues chaque année dans 80 pays du sud et de l’est, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire) a acquis depuis près de 50 ans un savoir faire et de nombreuses références dans le dialogue avec les sociétés civiles de ces pays. Cette expertise est utilisée aujourd’hui dans de nombreuses activités de communication, de plaidoyer et d’éducation au développement en direction du public français et européen, grâce à un réseau de 15 000 bénévoles militants.
[1] Cf. http://www.oecd. org/dataoecd/ 38/14/42497950
18 mars 2009
Comment le Parquet de Paris tente de sauver Bongo
République bananière : Chronique des "affaires" en cours, par Olivier Toscer du Nouvel obs
17 mars 2009
Une plainte en souffrance
La plainte pour recel de détournement de fonds publics déposée contre trois chefs d’Etats africains dont le gabonais Omar Bongo va-t-elle être jugée recevable par la justice française ?
La décision, qui appartient à la doyenne des juges d’instruction du Tribunal de grande instance de Paris, Françoise Desset, devait intervenir au départ fin février.
Elle n’a pourtant toujours pas été prise.
Un retard du au Parquet de Paris.
Le Ministère public ne veut pas que cette plainte, qui risque de porter un rude coup à la Françafrique, prospère.
Les plaignants, à savoir l’ONG anti corruption Transparence Internationale France et un citoyen gabonais Gregory Ngbwa Mintsa, cherchent en effet à faire poursuivre des clans au pouvoir en Afrique qui se seraient constitués, sur fonds publics, des patrimoines immobiliers importants dans l’Hexagone.
Ils s’appuient sur une enquête effectuée en 2007 par l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) qui a mis à jours des dizaines d’hôtels particuliers et d’appartements de prestige à Paris et sur la Côte d’Azur au nom des familles Bongo (Gabon), Sassou Nguesso (Congo) ou Obiang (Guinée Equatoriale), comme l’Obs l’a détaillé en février dernier.
Bataille juridique
Une dizaine de jours après le dépôt de plainte, en décembre dernier, le procureur adjoint de Paris, Jean-Paul Aldebert avait donc envoyé à la doyenne des juges d’instruction, des premières réquisitions tendant à s’opposer à l’ouverture d’une enquête. Sans toutefois prendre la peine d'argumenter solidement sa position.
Les plaignants ont, eux, contre-attaqué en transmettant à la magistrate des analyses inverses émanant de deux éminents professeurs de droit.
Soulagement diplomatique
Ces avis juridiques inquiètent le Parquet, qui a demandé un nouveau délai pour charpenter plus solidement son argumentation pour un classement sans suite et sauver ainsi le soldat Bongo des affres de la justice française.
La décision de la doyenne des juges d’instruction a donc été repoussée sine die.
Sur un plan diplomatique, ce nouveau délai arrange les pouvoirs publics.
Le sort de la plainte ne sera en effet sans doute pas fixé quand Nicolas Sarkozy rendra visite à Denis Sassou Nguesso, au Congo, à la fin du mois.
17:34 Publié dans Affaires politico-financières | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : bongo, sassou, parquet, françafrique, plainte bma, ocrgdf
06 mars 2009
Mali / Pour la libération immédiate et sans conditions de Nouhoum Keita, journaliste à radio Kayira
Mali / Pour la libération immédiate et sans conditions de Nouhoum Keita, journaliste à radio Kayira
BAMAKO, Mali, 6 mars 2009/African Press Organization (APO)/ — Nous apprenons avec surprise et consternation l’incarcération à la prison centrale de Bamako de notre camarade Nouhoum Keita. Il a été interpellé après avoir dénoncé sur l’antenne d’une radio l’existence d’un passeport falsifié à son nom et sa décision de porter plainte contre X. De victime il se retrouve ainsi coupable (lire ci-dessous un petit résumé).
SOURCE : Attac France-CADTM France-Survie
Journaliste à la radio associative Radio Kayira, membre de la Coalition des alternatives africaines, dette et développement (CAD Mali), militant infatigable pour les droits et la justice sociale, Nouhoum Keita est bien connu de nombre de nos associations (notamment de la plate-forme Dette & Développement qui regroupe 27 associations et syndicats français) avec lesquelles il a participé aux forums sociaux, aux manifestations contre les privatisations des services publics, pour l’annulation de la dette, contre les nouveaux accords économiques et commerciaux…
Cette arrestation se situe dans un contexte général de pressions et d’intimidations contre les
mouvement sociaux au Mali. Et ce au moment même où la population malienne subit de plein fouet les conséquences des orientations libérales de son gouvernement (privatisation du chemin de fer, de la filière coton, expropriation des paysans de l’Office du Niger…).
La mobilisation sociale s’organise au Mali pour exiger sa libération avec le soutien de l’Union des journalistes du Mali. Un sitting a eu lieu hier devant le siège de la radio, une marche de protestation est prévue la semaine prochaine. Nous nous associons à ce mouvement et, avec lui, exigeons la libération immédiate et sans condition de Nouhoum Keita et l’éclaircissement rapide de cette affaire.
02 mars 2009
Santé maternelle et néonatale dans le monde :
la mort à court terme pour seul horizon
L’UNICEF publie son rapport annuel sur la santé maternelle et néonatale. Une édition 2009 axée sur La situation des enfants dans le monde. Celle-ci apparaît dramatique, puisque l’an dernier 4 millions d’enfants sont morts dans les 28 jours suivant leur naissance. Quant à la mortalité maternelle, elle a été de 400 décès pour 100 000 naissances. Pratiquement autant que les années précédentes…
Prise en charge de la femme durant la grossesse, amélioration des conditions d’accouchement, suivi médical du nourrisson… Le rapport de l’UNICEF fait le point sur les mesures pratiques à mettre en œuvre pour réduire l’hécatombe chez les plus pauvres. Notamment en Afrique et en Asie.
La situation n’est pas acceptable dénonce Marie-Claire Mutanda, responsable de la santé maternelle et néonatale d’UNICEF-Niger. Les femmes sont une force de développement pour un pays. Nous devons leur donner accès à l’éducation et aux prises de décision.
En effet, le manque d’éducation joue un rôle majeur dans cette mortalité très élevée. Le poids des traditions aussi. Il est impératif de créer un environnement social favorable insiste l’UNICEF. Ce dernier passe par la prévention des mariages précoces, l’abandon de l’excision, la lutte contre la violence et les mauvais traitements. Des mesures qui malheureusement sont connues depuis bien longtemps, mais peinent à devenir effectives sur le terrain…
01 mars 2009
Sierra Leone : des anciens rebelles reconnuscoupables
Trois anciens dirigeants du groupe rebelle, le Front révolutionnaire uni (RUF) ont été reconnus coupables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis durant les 10 années de guerre civile

FREETOWN, Sierra Leone, 27 février 2009/African Press Organization (APO)/ — Point de presse quotidien du bureau de la porte-parole du secrétaire général de l’ONU / 26 février 2009
Hier à Freetown, trois anciens dirigeants du groupe rebelle, le Front révolutionnaire uni (RUF) ont été reconnus coupables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis durant les 10 années de guerre civile en Sierra Leone.
L’ancien chef intérimaire du RUF, Issa Hassan Sesay, et le Commandant du RUF, Morris Kallon, ont chacun été reconnus coupables de 16 chefs d’accusation sur un total de 18. L’ancien chef de la sécurité du RUF, Augustine Gbao, a été reconnu coupable de 14 chefs d’accusation.
Tous les trois ont été reconnus coupables de mariages forcés, et pour la première fois dans l’histoire, ils ont été condamnés pour des crimes de guerre liés aux attaques contre des soldats de la paix. Issa Hassan Sesay et Morris Kallon ont également été reconnus coupables d’utilisation d’enfants soldats. Leur peine sera prononcée dans les semaines à venir.
SOURCE : United Nations - Office of the Spokesperson of the Secretary-General
12 décembre 2008
La guerre froide refait surface en Afrique à la faveur des rivalités économiques Occident-Orient
Je ne sais pas si vous rappelez des info que je vous avais fait lire ces derniers notamment sur la guerre au Congo (RDC) où un journal en ligne sénégalais faisait un rapprochement entre le déclenchement de la guerre dans l'Est de la RDC quelques mois seulement après la signature d'un contrat entre la Chine et le Congo (RDC). Beaucoup pensent que la guerre au Congo est dû essentiellement aux convoitises occidentales sur les matières premières de cet immense pays. http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/08/11669762.html
Dans la sphère francophone surtout en Afrique centrale, les enjeux seraient les mêmes, car comment comprendre l'acharnement des occidentaux sur Mugabe et leur réticence à voler au secours des populations du Kivu au Congo. Ces derniers ont refusé d'envoyer un contingent militaire, préférant laisser su le terrain un contingent militaire inefficace car formé par deux armées ennemies, issues des pays pauvres : L'Inde et le Pakistan qui menaceraient l'équilibre géostratégique mondial.
Et je vous invite aussi à analyser sous ce même prisme les deux informations suivantes dont les coïncidences paraissent un peu curieuses. Comment comprendre, à l'occasion de la célébration du soixantième anniversaire de la déclaration des droits de l'Homme à Paris, le double discours du président français Nicolas Sarkosy, lorsqu'il dit que Robert Mugabe doit partir, quand au même moment au Congo le pouvoir de Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, emprisonne des opposants politiques (http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/05/11634225.html ) après avoir truqué des élections en 2007 et 2008. Nous Africains devons-nous le croire faut-il réellement?
En effet, s'agissant par exemple du Congo, il y a quelques jours le club de Paris a décidé d'alléger la dette du Congo, faisant fi des conditionnalités de bonne gouvernance démocratique. lire le Lien http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/12/11721231.html
Est-ce à cause des intérêts économiques colossaux ou des profits à faire. Sinon comment interpréter le fait de passer sous silence l'information de l'attribution de la gestion du port à conteneur de Pointe-Noire à la société Bolloré (grand ami du président français Sarkosy, rappelez-vous c'est Bolloré qui avait prêté son yacht à SarKosy quelques jours après son élection l'année dernière). Lire le lien : http://lepangolin.afrikblog.com/archives/p36-6.html
Ainsi Bolloré à cause de son lobby aurait la gestion de la plupart des ports maritimes d'Afrique centrale. Quand en Afrique de l'Ouest, des gouvernements plus démocratiques (Ghana, Sénégal, par exemple) avaient préféré d'autres investisseurs. Le Sénégal par exemple avait porté son choix sur les investissements des émirs du Moyen Orient. Des émirs qui n'hésitent pas à moderniser ces ports restés non performants. Le port de Dakar en est un exemple du bon choix. Ce n'est donc pas un hasard si le constat fait de l'Afrique centrale une zone économique malgré ses potentialités naturelles et humaines une zone de non performance économique. Sur onze pays (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Congo Démocratique, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad, Sao-Tomé et Principe, Rwanda) que compte cette zone la quasi majorité de ce pays vont connaître une faible croissance économique (hors pétrole). Beaucoup d'analystes pensent que cela est le fait de la mauvaise gouvernance, surtout de l'absence de régimes démocratiques.
Dans la plupart de ces pays les systèmes politiques sont verrouillés et ressemblent plutôt à des patronarchies. La plupart de ces pays n'ont pas connu d'alternance politique et changement des gouvernants depuis plus de trente ans, ces pays sont tous presque dirigés par des dictateurs c'est le cas de l'Angola (Dos Santos est au pouvoir depuis, du Cameroun (Biya est au pouvoir depuis 1982), du Congo Sassou est au pouvoir depuis 1979), du Gabon (Bongo est au pouvoir depuis 1967), Tchad (Idriss Deby est au pouvoir depuis 1989) Rwanda (Kagamé est au pouvoir depuis 1994), Guinée Equatoriale (Obiang Nguéma est au pouvoir depuis) soit sept pays sur onze.
Quand autres ils font l'objet d'une instabilité chronique, la RDC depuis la chute du dictateur Mobutu est théâtre de guerres récurrentes ayant fait au moins 6 millions de morts, la Centrafrique connaît aussi des rebellions et coups d'Etat, le Burundi est toujours en proie à des violences politiques.
Seul Sao Tomé et Principe semble connaître un semblant de démocratie et de gouvernance en effet ce petit pays présente au niveau humain des meilleurs indicateurs que ses voisins riches.
Face donc aux percées Chinoise et des Emirats Arabes en Afrique, le continent refait l'objet d'une guerre froide entre l'Occident et l'Orient et à son détriment. L'Occident pour faire face à ces percées économiques est retombé à ses anciennes habitudes : soutenir les dictateurs et potentats locaux.
04 novembre 2008
Zimbabwe: sommet régional dimanche à Johannesburg
JOHANNESBURG (AFP) — L'Afrique australe se réunit en sommet dimanche à Johannesburg pour tenter de trouver une issue à l'impasse politique au Zimbabwe, où un gouvernement d'unité nationale peine à être formé, a indiqué mardi le ministère sud-africain des Affaires étrangères.
"Nous travaillons toujours à déterminer le lieu exact" pour le sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) "mais ce sera dimanche" à Johannesburg, a déclaré le porte-parole du ministère, Ronnie Mamoepa.
Le Zimbabwe est plongé dans la paralysie politique depuis la réélection contestée du président Robert Mugabe, 84 ans, le 27 juin.
Le chef de l'Etat et le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai ont signé mi-septembre un accord de partage du pouvoir mais échouent depuis à s'entendre sur la formation d'un gouvernement, qui achoppe sur l'attribution de ministères clés. L'accord, signé sous la pression de la région, prévoit que M. Mugabe reste président et que l'opposant devienne Premier ministre. Il répartit le nombre de portefeuilles mais n'entre pas dans le détail de leur affectation.
La crise avait éclaté après des élections générales fin mars qui avaient vu une défaite historique du régime au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, largement imputable à un marasme économique caractérisé par une production au point mort et des pénuries massives.
Selon Amnesty international, plus de 180 personnes sont mortes et 9.000 ont été blessées dans les violences déchaînées depuis par le pouvoir. La SADC, inquiète pour la stabilité de la région, tente de contraindre le plus vieux président d'Afrique à partager le pouvoir avec une opposition désormais majoritaire au Parlement. Dernière initiative en date, le 20 octobre, une réunion au sommet de l'organe de sécurité régional au Swaziland avait été repoussée, les autorités zimbabwéennes refusant d'accorder un passeport à M. Tsvangirai.
Le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), privé de ce document des mois, dépend pour chaque déplacement à l'étranger de papiers temporaires. Samedi, il s'est dit prêt à participer à un sommet des 15 pays membres de la SADC, le 3ème consacré à la crise, "avec ou sans passeport".
Source : AFP du 04 novembre 2008
03 novembre 2008
Afrique du Sud: le nom du nouveau parti déposé lundi par les dissidents de l'ANC
JOHANNESBURG (AFP) — Les dissidents du parti ultra-majoritaire depuis la chute de l'apartheid en Afrique du Sud vont déposer lundi le nom de leur formation, le Congrès démocratique d'Afrique du Sud (SADC), a annoncé un de leurs leaders.
"Nous nous en occupons ce matin", a précisé l'ex-Premier ministre de la riche province du Gauteng, Mbhazima Shilowa, sur la radio SAFM.
Samedi, des milliers de dissident du Congrès national africain (ANC), le parti issu de la lutte contre le régime ségrégationniste blanc ultra-majoritaire au Parlement, ont adopté une résolution jetant les bases d'un programme pour la nouvelle formation, qui doit être créée le 16 décembre.
Les analystes prédisent qu'elle pourrait devenir une force majeure défiant la mainmise de l'ANC sur la politique sud-africaine depuis les premières élections multiraciales en 1994.
Emmenés par l'ancien ministre de la Défense Mosiuoa Lekota, les dissidents ont élevé au rang de leurs priorités l'élection du président de la République au suffrage universel direct et non plus par le Parlement.
La scission, qui intervient à quelques mois des élections générales de 2009, a été précipitée par la décision du comité directeur de l'ANC, fin septembre, de révoquer le chef de l'Etat Thabo Mbeki, sur fond de luttes intestines.
Mais les dissidents nient vouloir servir les intérêts du président évincé, qui n'était pas présent à l'assemblée de samedi.
"Nous ne faisons pas cela pour ou avec Thabo Mbeki", a affirmé M. Shilowa, qui a démissionné de son poste et de l'ANC pour soutenir l'initiative. "Il n'est pas impliqué dans le mouvement, il n'est pas l'un de nous", a-t-il ajouté.
Source : AFP du 03 novembre 2008
26 octobre 2008
Quand un deputé UMP défend l'Afrique
Dimanche 26 Octobre 2008 Par Nicolas PRISSETTE Le Journal du Dimanche
La scène se joue dans la nuit de mercredi. Dans un hémicycle quasiment désert, mais en présence de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, et d'Eric Woerth, ministre du Budget, le député UMP Frédéric Lefebvre défend un amendement créant une réduction d'impôt pour les particuliers et entreprises qui investissent dans les pays en développement "et plus particulièrement en Afrique". Quatre pages techniques signées de son seul nom et rédigées à Bercy, instaurant un régime fiscal avantageux et inédit.
Les députés de la Commission des finances, emmenés par le rapporteur du Budget Gilles Carrez, sont furieux. Ils ont découvert l'amendement la veille, en réunion de Commission, et l'ont rejeté. Non seulement ils s'opposent à certains aspects du projet, mais ils s'offusquent aussi d'être mis devant un fait accompli. Frédéric Lefebvre, inlassable, a tenté de leur faire changer d'avis. Ancien proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, il leur indique que le président de la République lui a donné son feu vert pour créer cette nouvelle "niche" fiscale. L'amendement surprend d'autant ses collègues que le gouvernement s'est engagé à limiter les avantages fiscaux et à mieux contrôler leur coût pour l'Etat. "Les débats ont été assez pénibles, je ne suis pas sûr que tout le monde à l'Elysée soit vraiment au courant", déplore un député UMP qui requiert l'anonymat. "Nous n'avions jamais entendu parler de cette initiative", rappelle Hervé Mariton.
Certains suggèrent que l'amendement Lefebvre est un amendement Boli
Dans l'hémicycle, mercredi soir, Frédéric Lefebvre défend donc la création d'une nouvelle forme de société d'investissement et de développement (Sofidev) destinée à rassembler les fonds à investir en Afrique. Passer par ces sociétés garantira la réduction d'impôt. Il insiste pour que ces nouvelles structures juridiques soient reconnues par l'Etat dès le 1er novembre, avant donc la promulgation de la loi en discussion, attendue en toute fin d'année. "J'ai besoin de savoir si les premières applications pourraient commencer immédiatement, afin que le mouvement s'enclenche sans perdre de temps."
Gilles Carrez réitère son objection formelle de la veille: pas question de faire appliquer une loi fiscale de cette sorte avant qu'elle n'entre dûment en vigueur. Mais Christine Lagarde intervient. "Le gouvernement est très favorable à cet amendement !" lance la ministre de l'Economie qui explique qu'elle donnera son agrément aux Sofidev par anticipation. "C'est la Françafrique!" s'exclame soudain le socialiste Jérôme Cahuzac avant d'interroger: "Qui, à ce jour, a procédé ces investissements en Afrique, où, et pour combien? Et qui demande au Parlement de défiscaliser ces investissements?" L'amendement est adopté. "On ne pouvait faire perdre la face à personne", s'excuse un député UMP dépité.
Dans les couloirs de l'Assemblée, certains suggèrent que l'amendement Lefebvre est un amendement Boli. Le héros de l'OM version 1993 est devenu il y a un an secrétaire national de l'UMP en charge du codéveloppement. "Cela fait plusieurs mois qu'il fait pression pour faire passer une mesure de ce type. Le nouvel avantage fiscal est un moyen de limiter les dégâts pour ceux qui perdent de l'argent en investissant en Afrique", dit un fervent sarkozyste.
"C'est un mauvais procès, rétorque Frédéric Lefebvre. Cela fait plusieurs années que je m'intéresse à ce sujet. J'ai travaillé avec Basile Boli et avec des associations et j'avais avancé sur le dossier bien auparavant. Ce qui compte, c'est de favoriser les investissements directs entre particuliers et entre les entreprises. Car l'aide publique au développement n'arrive, hélas, pas toujours à l'endroit que l'on souhaite."
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