03 avril 2009

Paradis fiscaux : une liste biaisée

Le CCFD-Terre Solidaire estime que le problème reste entier pour les pays du Sud

Pour le CCFD-Terre Solidaire, qui demande de longue date une liste exhaustive des paradis fiscaux, les listes de l’OCDE publiées à l’issue du G20 relèvent plus du compromis diplomatique que de l’évaluation objective. Pour Antoine Malafosse, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, « cet exercice ne résout en rien le fléau que représentent les paradis fiscaux pour les pays pauvres, qui sont les grands oubliés de ce G20 ».

L’OCDE a publié hier soir, à l’issue du G20, 4 listes de territoires : noire, gris foncé, gris clair et blanche[1]. Pour le CCFD-Terre Solidaire, le principe même de dresser plusieurs listes est bienvenu, car les paradis fiscaux n’ont pas tous la même dangerosité. Ces différentes listes peuvent encourager chaque territoire à améliorer ses pratiques pourvu qu’elles s’accompagnent de mesures graduelles de sanction. Mais les listes publiées hier présentent plusieurs problèmes :

·         Les pays pauvres laissés pour compte

Pour figurer sur la liste blanche de l’OCDE, qui regroupe 30 pays riches, il suffit de signer des conventions fiscales d’échange d’information avec 12 pays. Autrement dit, une fois que la France , l’Allemagne et les principaux pays riches auront obtenu les informations qu’ils veulent, les paradis fiscaux seront considérés comme fréquentables ! Les pays en développement, qui voient chaque année 900 milliards de dollars s’envoler illicitement vers les paradis fiscaux, peuvent toujours attendre.

·         Une liste blanche trop remplie

Les tractations ont duré toute la journée hier. Pour Jean Merckaert, spécialiste des paradis fiscaux au CCFD-Terre Solidaire, « Cette liste est le fruit d’un compromis diplomatique, car chaque pays du G20 a veillé à protéger ses dépendances. C’est toujours mieux que les 3 noms qui restaient sur l’ancienne liste de l’OCDE, mais le fait de mettre Jersey, la Barbade ou l’île Maurice sur la liste blanche et d’épargner Hong-Kong, la City de Londres ou l’Etat du Delaware aux Etats-Unis enlève toute crédibilité à l’exercice ».

·         Une approche tronquée des paradis fiscaux

Il existe des paradis fiscaux, des paradis judiciaires et des paradis règlementaires. Chaque catégorie a fait l’objet d’une liste, par le passé, par des institutions distinctes (respectivement, l’OCDE, le GAFI et le Forum de stabilité financière). Or, ces différents cercles se regroupent largement et les ministres des Finances du G20 avaient ouvert la porte à une approche globale du problème. Pour Jean Merckaert, « en confiant la liste à l’OCDE, le G20 reconduit une approche tronquée des paradis fiscaux. On leur demande de coopérer avec le fisc étranger, mais pas avec la justice ! »

·         Les critères de l’OCDE sont incomplets

Les critères de coopération fiscale de l’OCDE sont incomplets. Ils focalisent sur le secret bancaire, qui est un vrai problème, mais oublient que l’opacité peut prendre d’autres formes (trusts, fondations…). Ils exigent l’échange d’information « à la demande », et non de façon automatique (comme le prévoit la directive européenne sur l’épargne). Ce modèle est peu efficace : liée aux Etats-Unis par ce type de convention depuis 2005, Jersey n’a accepté de renseigner l’administration fiscale américaine que dans 4 cas, qui étaient déjà de notoriété publique.

Contact : Véronique de La Martinière  -  01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80

Première ONG française de développement, avec 40 millions d’euros de budget et plus de 500 initiatives soutenues chaque année dans 80 pays du sud et de l’est, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire) a acquis depuis près de 50 ans un savoir faire et de nombreuses références dans le dialogue avec les sociétés civiles de ces pays. Cette expertise est utilisée aujourd’hui dans de nombreuses activités de communication, de plaidoyer et d’éducation au développement en direction du public français et européen, grâce à un réseau de 15 000 bénévoles militants.


[1] Cf. http://www.oecd. org/dataoecd/ 38/14/42497950

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12 décembre 2008

La guerre froide refait surface en Afrique à la faveur des rivalités économiques Occident-Orient

Je ne sais pas si vous rappelez des info que je vous avais fait lire ces derniers notamment sur la guerre au Congo (RDC) où un journal en ligne sénégalais faisait un rapprochement entre le déclenchement de la guerre dans l'Est de la RDC quelques mois seulement après la signature d'un contrat entre la Chine et le Congo (RDC). Beaucoup pensent que la guerre au Congo est dû essentiellement aux convoitises occidentales sur les matières premières de cet immense pays. http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/08/11669762.html

Dans la sphère francophone surtout en Afrique centrale, les enjeux seraient les mêmes, car comment comprendre l'acharnement des occidentaux sur Mugabe et leur réticence à voler au secours des populations du Kivu au Congo. Ces derniers ont refusé d'envoyer un contingent militaire, préférant laisser su le terrain un contingent militaire inefficace car formé par deux armées ennemies, issues des pays pauvres : L'Inde et le Pakistan qui menaceraient l'équilibre géostratégique mondial.

Et je vous invite aussi à analyser sous ce même prisme les deux informations suivantes dont les coïncidences paraissent un peu curieuses. Comment comprendre, à l'occasion de la célébration du soixantième anniversaire de la déclaration des droits de l'Homme à Paris, le double discours du président français Nicolas Sarkosy, lorsqu'il dit que Robert Mugabe doit partir, quand au même moment au Congo le pouvoir de Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, emprisonne des opposants politiques (http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/05/11634225.html ) après avoir truqué des élections en 2007 et 2008. Nous Africains devons-nous le croire faut-il réellement?

En effet, s'agissant par exemple du Congo, il y a quelques jours le club de Paris a décidé d'alléger la dette du Congo, faisant fi des conditionnalités de bonne gouvernance démocratique. lire le Lien http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2008/12/12/11721231.html

Est-ce à cause des intérêts économiques colossaux ou des profits à faire. Sinon comment interpréter le fait de passer sous silence l'information de l'attribution de la gestion du port à conteneur de Pointe-Noire à la société Bolloré (grand ami du président français Sarkosy, rappelez-vous c'est Bolloré qui avait prêté son yacht à SarKosy quelques jours après son élection l'année dernière). Lire le lien : http://lepangolin.afrikblog.com/archives/p36-6.html

Ainsi Bolloré à cause de son lobby aurait la gestion de la plupart des ports maritimes d'Afrique centrale. Quand en Afrique de l'Ouest, des gouvernements plus démocratiques (Ghana, Sénégal, par exemple) avaient préféré d'autres investisseurs. Le Sénégal par exemple avait porté son choix sur les investissements des émirs du Moyen Orient. Des émirs qui n'hésitent pas à moderniser ces ports restés non performants. Le port de Dakar en est un exemple du bon choix. Ce n'est donc pas un hasard si le constat fait de l'Afrique centrale une zone économique malgré ses potentialités naturelles et humaines une zone de non performance économique. Sur onze pays (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Congo Démocratique, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad, Sao-Tomé et Principe, Rwanda) que compte cette zone la quasi majorité de ce pays vont connaître une faible croissance économique (hors pétrole). Beaucoup d'analystes pensent que cela est le fait de la mauvaise gouvernance, surtout de l'absence de régimes démocratiques.

Dans la plupart de ces pays les systèmes politiques sont verrouillés et ressemblent plutôt à des patronarchies. La plupart de ces pays n'ont pas connu d'alternance politique et changement des gouvernants depuis plus de trente ans, ces pays sont tous presque dirigés par des dictateurs c'est le cas de l'Angola (Dos Santos est au pouvoir depuis, du Cameroun (Biya est au pouvoir depuis 1982), du Congo Sassou est au pouvoir depuis 1979), du Gabon (Bongo est au pouvoir depuis 1967), Tchad (Idriss Deby est au pouvoir depuis 1989) Rwanda (Kagamé est au pouvoir depuis 1994), Guinée Equatoriale (Obiang Nguéma est au pouvoir depuis) soit sept pays sur onze.

Quand autres ils font l'objet d'une instabilité chronique, la RDC depuis la chute du dictateur Mobutu est théâtre de guerres récurrentes ayant fait au moins 6 millions de morts, la Centrafrique connaît aussi des rebellions et coups d'Etat, le Burundi est toujours en proie à des violences politiques.

Seul Sao Tomé et Principe semble connaître un semblant de démocratie et de gouvernance en effet ce petit pays présente au niveau humain des meilleurs indicateurs que ses voisins riches.

Face donc aux percées Chinoise et des Emirats Arabes en Afrique, le continent refait l'objet d'une guerre froide entre l'Occident et l'Orient et à son détriment. L'Occident pour faire face à ces percées économiques est retombé à ses anciennes habitudes : soutenir les dictateurs et potentats locaux.

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01 juillet 2008

L'information une arme qui échappe à l'Afrique

L’information, une arme qui échappe à l’Afrique
(Le Pays 30/06/2008)



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Le dossier Mugabe montre que jour après jour, l’Occident dicte sa loi et l’actualité aux Africains. Ainsi parvient-il à gérer même l’agenda du sommet des chefs d’Etat.

Certes, dans ses rapports avec l’Occident, l’Afrique peut se féliciter du soutien financier et multiforme des actions de coopération, quoique parfois très peu désintéressé. Il est aussi incontestable que le continent bénéficie en Occident de la solidarité constante des médias et de la société civile face aux agressions dont sont victimes les professionnels de la presse et les défenseurs des droits humains.

Leur exigence de transparence dans la gestion des fonds et des élections, la dénonciation de la mal gouvernance, le bâillonnement des libertés en particulier, sont d’un apport considérable. Qu’on se rappelle la mobilisation médiatique autour du dossier des journalistes disparus, abattus ou embastillés, ou de celui des orphélins du Tchad. Mais, force est de reconnaître qu’il y a parfois des abus.

La domination occidentale s’exerce d’abord par le canal des dirigeants politiques dont beaucoup ont démissionné de leurs devoirs. De sorte que depuis notamment La Baule, le Nord se donne une sorte de légitimité et s’instaure même en bonne conscience du continent, parfois au mépris des options des dirigeants et des aspirations des citoyens-électeurs. Et si Kouchner, simple ministre, fût-il le chef de la diplomatie d’une puissance étrangère, peut se permettre d’insulter un chef d’Etat africain quel qu’il soit, c’est bien parce que les dirigeants africains n’ont pas suffisamment de mérite à ses yeux.

Pourquoi alors s’étonner que des Africains applaudissent aux sorties du président Khadaffi de Libye qui défend l’idée d’un panafricanisme débarassé de toute tutelle étrangère, et basé sur la force du travail, la cohésion et la solidarité ?

L’Occident s'impose à l'Afrique parce qu'il exploite ingénieusement le secteur de la culture, de la science et de la technologie. Le transfert des connaissances et des technologies n’a pas toujours lieu dans les bonnes conditions : cela renforce la dépendance de l'Afrique par le biais du financement de la formation et de la recherche.

De plus en plus infantilisés, les Africains subissent la domination occidentale à tous les niveaux. Les masses demeurent analphabétisées, la jeunesse marginalisée et désorientée, sans répères. Les élites, formées pour la plupart au mode de pensée occidental, sont le plus souvent aliénées par les sources d’information extérieures ou simplement corrompues.

Enfin, l’Occident utilise à fond l’arme de l’information. Par le biais de la grande presse qui agite l’opinion, et le Net qui peut facilement disséminer l’intoxication autant que la bonne information. Il apparaît ainsi que l’Afrique perd progressivement son âme pour avoir perdu l’arme de l’information et de la communication si tant est qu’elle ait jamais disposé de cette dernière. Cette perte est considérable depuis le départ du Sénégalais Amadou Mahtar Mbow de la tête de l’UNESCO.

La presse africaine dépend essentiellement des sources d’information occidentales. Personne ne va au Zimbabwe mais chacun rapporte ce qu’elles en disent. C’est dire combien est urgente la réhabilitation de l’agence panafricaine d’information (PANA). Tuée dans l’œuf, celle-ci aurait permis aujourd’hui de faire face aux nouveaux défis. Avec l’irruption des satellites, des technologies dont les ordinateurs, les cellulaires, les radios FM qui envahissent le quotidien des Africains et leur imposent des agendas, le formatage de l’esprit des Africains se fait graduellement au profit exclusif de l’Occident.

Les pouvoirs africains qui s’appuient sur les médias extérieurs pour être plus visibles et soigner leur image, subissent aussi le juste retour du boomerang : devenus sujets, ils sont d’autant plus courus par les médias occidentaux qu’ils assassinent, torturent et embastillent très souvent les professionnels de leur propre pays.

Pour sortir de ce cercle vicieux, le continent doit œuvrer pour davantage de démocratie et d’alternance, préserver et promouvoir sa culture. Il faut promouvoir les médias tout en préservant les libertés démocratiques, développer le partenariat international dans le respect mutuel, renforcer les échanges Sud-Sud.

Il est temps pour certains dirigeants africains de faire respecter les peuples dont ils sollicitent les suffrages, à défaut de se faire respecter eux-mêmes.


"Le Pays"


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24 novembre 2007

Le temps des dictateurs africains et la françafrique est-il fini?

"l'Afrique de papa, c'est terminé" cette déclaration de la secretaire d'Etat français Rama Yade d'origine sénégalaise était-elle sincère ou precede -t-elle le temps de la fin des dictatures en Afrique? 

Pour s'en rendre compte il faut suivre l'actualité de ces derniers jours par exemple l'affaire Arche de Zoé au Tchad et lire la livraison du journal en ligne Mwindapress du 23 novembre 2007, nous apprend en citant l’agence de presse ASSOCIATED  PRESS «  AP - Le parquet de Paris a classé sans suite le 13 novembre dernier l'enquête préliminaire ouverte pour " recel de détournement de fonds publics " visant l'acquisition de bien en France par des chefs d'Etats africains et leurs familles, a-t-on appris vendredi auprès des plaignants, les associations Sherpa et Survie.

" Les investigations n'ont pas permis, en l'état, de mettre en évidence des infractions pénales ", écrit le parquet dans son courrier aux plaignants que l'Associated Press a pu consulter.

La plainte avait été déposée en mars 2007. Sherpa et Survie demandaient à la justice française d'enquêter sur l'origine des fonds et flux financiers qui ont permis l'acquisition de ces biens en France. Les associations visaient les multiples résidences parisiennes et villégiatures de bord de mer de cinq chefs d'Etat africains: Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou N'Guesso (Congo-Brazzaville), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Théodore Obiang (Guinée-Equatoriale) et Eduardo Dos Santos (Angola).
»

Que peut-on dire alors de cette information ?

Il faut voir dans cette décision un espoir double car cela permet de raffermir la conscience des Africains. La décision a été rendue le 13 novembre, aucune chaîne française n'a fait sa une, et même les dictateurs eux-mêmes (Sassou, Bongo, Compaoré, Dos Santos ou Obiang Nguéma). Vous ne trouvez pas cela curieux, c'est une indice que les concernés savent que le temps de l'Afrique va arriver. Voyez-vous que Chirac ancien président français a été mis en examen pour des histoires qui ont eu lieu avant 1995, malgré les obstructions et les classements par les parquets français.

Dans tous les cas le but de la plainte des Associations Sherpa, Survie et de la fédération de la diaspora congolaise était d'envoyer un signal fort aux dictateurs africains que les temps avait changé. Elles savaient bien que la plainte n’allait pas aboutir à un procès.

En effet les conventions internationales interdisent de juger un président en exercice, et le parquet de Paris en classant cette affaire (il faut lire le motif) a été sage et intelligent car la porte à d’autres plaintes est toujours ouverte.

Il faut aux plaignants d’apporter des preuves tangibles et surtout attendre que ces derniers quittent le pouvoir ce qui se fera avec le temps.

Ces associations voulaient aussi mettre en évidence en l’endroit de l’opinion publique européenne les connivences entre les gouvernants élus de leurs pays et les dictateurs africains cause de la misère africaine et de l’immigration.

C’est ce qui explique le peu de bruit fait par l’establishment français et les médias français à cette information depuis le 13 novembre.

Au moins une chose a été acquise par l'opinion française les dictateurs africains sont des voleurs. Et merci à la mondialisation car les Congolais ont suivi en direct la mise en examen de Chirac, par les télévisions françaises et mondiales mais e classement de la plainte contre Sassou et Bongo.

Mais  la plainte pour recel et abus des biens publics avait été suivie au Congo, en Afrique, et dans la monde par le biais des télévisons internationales.

Je suis convaincu que cela constitue de façon objective, des strates pour une autre dynamique sociale et culturelle. Il FAUT LAISSER AU TEMPS, Le TEMPS comme disait un autre ancien président français François Mitterrand. Chez moi à Pointe-Noire les parents disent toujours « le fleuve quelque que soient les détours, finit toujours par arriver à la mer ».

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31 octobre 2007

L’Afrique entre le procès de la race et le procès des systèmes de gouvernance

Le scandale provoqué par une poignée d’aventuriers européens qui ont affrété un avion pour aller s’emparer d’une centaine d’enfants en territoire, sous le prétexte de l’action humanitaire, sans droit ni titre, et sans morale ni raison, arrive à point nommé pour coller à un autre fait d’actualité marquant voire brûlant. Cette affaire est à elle seule, tout un symbole de la contradiction dans laquelle baigne l’Occident. Comment comprendre qu’au moment où les

lire la suite dans le quotidien camerounais Le Messager de Puis Njawé

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08 juin 2007

Crise du Darfour: Députés et Prix Nobel condamnent l'inaction

Envoyé par : "PRESSE AFRICAINE" appa_org@yahoo.fr   appa_org Mercredi 6. Juin 2007  21:39

Ceci est un communiqué de presse
Parlement Européen

PARLEMENT EUROPEEN

Crise du Darfour: Députés et Prix Nobel condamnent l'inaction internationale

Droits de l'homme - 05-06-2007 - 21:56

Protéger les populations contre le nettoyage ethnique,

les crimes contre l'humanité et le génocide est une responsabilité internationale qui exige une action internationale coordonnée qui s'applique par des sanctions, ont estimé Jody Williams et l'Archevêque Desmond Tutu, tous deux Prix Nobel de la paix, qui s'exprimaient lors d'une réunion extraordinaire des députés européens sur la crise du Darfour.

"Le Darfour incarne l'exemple le plus abominable de notre inhumanité envers l'autre",

a affirmé Desmond Tutu, "même s'il y a beaucoup de choses dont nous, leaders africains, puissions être fiers, nous devrions nous pendre de honte" pour ce qui est du Darfour. Remerciant tous ceux qui ont refusé que la crise du Darfour passe inaperçue pendant ses quatres dernières années Il a aussi exprimé de la gratitude envers les députés pour n'avoir pas abandonné l'Afrique ou succombé à ce qu'il a appelé "l'Afro-pessimisme” .

Protéger, une responsabilité internationale

Jody Williams, militante de la campagne internationale pour l'interdiction des mines anti-personnelles qui a mené en mars une mission du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (UNHCR) au Darfour, a dit faire peu confiance aux autorités soudanaises. Ce gouvernement, a-t-elle indiqué, est "expert dans sa manière de promettre des choses qui n'arrivent jamais".”Il est très difficile de croire ce que disent les autorités de Khartoum”.

Elle a indiqué que sa mission avait conclu qu'un Etat est responsable de protéger sa population contre le nettoyage ethnique, les crimes contre l'humanité et le génocide. S'il échoue, "sa responsabilité de protéger" devient “la responsabilité de la Communauté internationale, via les Nations Unies. ”En partant de ce principe, a-t-elle ajouté, "nous avons [tous] échoué à protéger la population du Darfour”. "Je ne suis pas Afro-pessimiste mais Darfouro-pessimiste ".

Appel à des sanctions

“Je soutiens de tout coeur la mise en place de sanctions spécifiques et ciblées contre Khartoum en réponse à son intransigeance” , a indiqué Desmond Tutu. Selon l'Archêque, l'UE devrait formuler trois demandes clé à l'égard du Soudan: permettre un accès non entravé à la fois aux forces de l'ONU et à l'aide humanitaire, et désarmer les milices Janjawids. Il faudrait aussi donner au gouvernement de Omar al-Bashir un ultimatum non négociable pour respecter ces conditions; s'il les remplit, les sanctions pourraient être levées. "Il ne faut pas se résoudre, le changement peut intervenir à Khartoum”, a conclu M. Tutu.

Appel à une initiative coordonnée pour la paix

Jody Williams a estimé que les acteurs internationaux devraient rédiger "une initiative de paix unique et coordonnée" accompagnée d'une "médiation, de fonds et d'une intervention diplomatique conséquente". L'UE quant à elle ne devrait pas hésiter à “isoler le Soudan économiquement et politiquement" sans attendre de "consensus évasif au Conseil de sécurité”, a-t-elle ajouté.

Réactions et appel à l'action des députés

Le gouvernement soudanais ferme les yeux sur ce qui est du génocide à l'égard de son propre peuple, a estimé Glenys Kinnock (PSE, UK), "il n'admettra jamais la vérité". Elle a estimé que l'UE devrait exiger un "cesser-le-feu immédiat", avant de relever que "la Communauté internationale se dirige tout droit vers un autre Rwanda”.

"L'absence d'action de l'UE" au Darfour est un outrage, a jugé Simon Coveney (PPE, IE). Quatre ans depuis le début de la crise, "nous entendons toujours qu'il est tant d'agir", a-t-il souligné. En ne faisant rien, nous “portons notre part de responsabilité ". Nous avons entendu le Conseil exprimer de
“graves inquiétudes” à propos de la situation au Darfour "cinquante quatre" fois et il n'y a toujours pas de sanctions en place, a-t-il relevé. Donner de l'argent européen pour aider les forces de l'Unité africaine n'est pas suffisant, a-t-il estimé. Il vaudrait mieux "fixer, un échéancier et des sanctions s'il n'est pas respecté”.

Le Darfour n'est pas seulement une catastrophe humanitaire, mais aussi un "désastre politique", selon Graham Watson (ADLE, UK), qui a fait référence à "l'impuissance et l'incompétence" de la communauté internationale dans le cadre de la lutte contre les génocides. Il nous faut une "force conjointe Nations Unies - Union africaine" - tout autre chose sera insuffisante, selon le Président du groupe libéral. L'Europe, quant à elle, "devrait être le chef de file d'un Plan Marshall pour l'Afrique, avec le Darfour comme point de départ".

Daniel Cohn-Bendit (Verts/ALE, FR) a abondé dans le sens de Jody Williams: les Jeux olympiques de Pékin en 2008 doivent servir de levier envers la Chine, l'allié politique le plus important du Soudan, mais aussi son partenaire commercial et fournisseur d'armes. Nous devons faire peser "une menace réelle" sur les Jeux olympiques si le gouvernement chinois ne revoit pas ses relations avec Khartoum, selon le Président des Verts. "On ne peut pas organiser les Jeux de la paix d'une part et soutenir d'autre part le régime de Khartoum", a-t-il conclu.

Gernot Erler, qui représentait la Présidence du Conseil, est d'accord avec la nécessité d'arriver à un cessez-le-feu, mais il estime aussi que la mise sur pied d'une "mission de paix solide" est un must pour superviser tout processus de paix. L'UE continuera à apporter sa contribution financière aux opérations de la mission de l'Union africaine au Darfour (AMIS) en préparation d'une mission conjointe ONU-UA.

"Nous devons - et voulons - faire davantage", a renchéri Margot Wallström. La Vice-Présidente de la Commission a annoncé le déblocage d'une aide supplémentaire de 40 millions d'euros en faveur de la mission de l'AMIS. Tout en gardant à l'esprit la nécessité d'un consensus international, la Commissaire juge qu'il est "fondamental" que la Chine et les autres acteurs fassent jouer leur "poids diplomatique" à Khartoum. La Chine doit, estime Mme Wallström, faire correspondre son pouvoir croissant sur la scène internationale à un "sens accru des responsabilité s" pour travailler en commun à l'issue de la crise.

Jody Williams a exprimé sa solidarité avec ceux qui affirment que les mots ne sont rien s'ils ne sont pas suivis d'action: "Si vous n'êtes pas prêts à protéger les populations du Darfour, quelques mots en plus sur une page ne valent rien".

Réunion ouverte extraordinaire de la Conférence des Présidents sur la crise au Darfour

05/06/2007 Conférence des présidents Président : Alejo Vidal-Quadras (PPE-DE, ES)

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Ce communiqué de presse vous a été transmis par l'Association de la Presse
Panafricaine.

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Pour plus d'information sur les missions de l'APPA, cliquez <http://www.capefran ce.com/fr/ cape/association s/24.html> ici.

Association de la Presse Panafricaine (APPA)
CAPE – Maison de Radio France – 116 avenue du Président Kennedy – 75016
Paris  Tél : 06 61 79 77 18 - Tél : 00 33 (0)1 70 90 87 76
E-mail : appa.org@wanadoo. fr

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07 mars 2007

Bongo et Yayi en France sur une télévision française lors du sommet de cannes France Afrique

Veuillez trouver ci-dessous le script de l’émission le « Talk de Paris », diffusée ce vendredi 16 février à 19h10 sur FRANCE 24. Cette semaine, Ulysse Gosset recevait S.E. El Hadj Omar Bongo Ondimba, Président du Gabon et Mr Thomas Yayi Boni, Président du Bénin.

Talk de Paris par Ulysse Gosset le 16 février 2007

1ère partie

Ulysse GOSSET Bienvenue dans cette nouvelle édition du Talk de Paris sur France 24 avec un invité, une émission exceptionnelle enregistrée à Cannes à l’occasion du 24ème Sommet Afrique France, un sommet qui réunit pour la dernière fois de son quinquennat le Président Jacques Chirac et une trentaine de chefs d’état africains.

Avec nous comme invité pour en parler l’un de ceux qui ont marqué l’histoire de l’Afrique, du Gabon et de la France, le président Omar Bongo.

Bonjour Monsieur le Président et merci d’être ici avec nous ici ce soir.

Ce sommet est exceptionnel car c’est le dernier du quinquennat de Jacques Chirac . Est-ce aussi d’une certaine manière la fin d’une époque ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon) La fin d’une époque peut-être, l’époque Chirac si on peut ainsi l’appeler, mais je crois que ce n’est pas la fin des sommets. Les sommets vont continuer si le prochain Président de la République française le veut bien. Il s’agit de l’Afrique et de la France alors il s’agit que la France soit d’accord pour continuer, ou s’il s’agit, comme j’entends dire à droite et à gauche d’une rupture, ce qui signifie peut être la fin, je ne sais pas.

Ulysse GOSSET  En tous cas, vous avez connu tous les sommets depuis le début, depuis Georges Pompidou en 1973, en passant par le Président Giscard D’Estaing,  le Président Mitterrand et maintenant le Président Chirac. Qu’est-ce qui a changé depuis 1973 ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon) En 1973, c’était le début. Nous avons eu une raison, avec Georges Pompidou, de faire ce sommet. Ce qui a changé, c’est qu’il y a eu beaucoup de chefs d’états. Avant, par Afrique, on entendait les états qui avaient des liens bilatéraux avec la France. Par exemple dans les domaines de la monnaie, de la défense, des renseignements… il y avait des pays qui avaient des accords avec la France. Cela s’est agrandi au fur et à mesure, et a perdu un peu de sa puissance. On a du mal à se retrouver. Je l’ai dit ouvertement car je suis parmi ceux qui ont eu à critiquer ce sommet par la suite. Après il y a eu un moment de chaleur avec Chirac. Cette chaleur, on ne sait pas si on la retrouvera après le mandat de Chirac.

Ulysse GOSSET  Justement c’est le temps de dire adieu au Président Chirac. Vous lui dites Adieu, aujourd’hui à Cannes ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon) Non certainement pas, je lui dis à bientôt Jacques. Ou qu’il sera on se rencontrera, il n’y a pas que la politique, la fonction. Après la politique la vie continue, et on continuera à se voir.

Ulysse GOSSET  On a dit « Chirac l’Africain », est-ce que vous êtes d’accord avec cette expression ? Et pour Jacques Chirac c’est quoi pour vous, un ami, un frère ? Pour vous personnellement.

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)

Chirac l’africain c’était bien vrai. Parce qu’en dehors du Général de Gaulle qui a donné à l’Afrique francophone son indépendance, Chirac est celui qui s’est constitué en avocat de l’Afrique. Il a toujours parlé de l’Afrique sans exclusivité, ni de l’Afrique francophone, anglophone, lusophone, il a toujours parlé de l’Afrique où qu’il se trouve. C’est rare, très souvent j’ai vu des discours de Présidents français ou d’hommes politiques français, par le passé, qui ne parlaient jamais de l’Afrique.

Ulysse GOSSET  Vous avez fait allusion du Général de Gaulle, et il est vrai que vous êtes arrivés au pouvoir en 1967, vous avez donc connu aussi le Général de Gaulle, et je vous propose M. Le Président de regarder ensemble le portrait qui a été réalisé par un journaliste de la rédaction de France 24, Nicolas Hulot, pour voir ce parcours extraordinaire et tout à fait étonnant qui est le vôtre. Regardons ensemble.

DIFFUSION DU REPORTAGE

Ulysse GOSSET  Alors M. Le Président, toutes ces années, c’est un long parcours ; vous êtes une « Mémoire » finalement de cette relation franco-africaine, de la France Afrique. Est-ce que cette France Afrique est toujours à l’ordre du jour, ou est-elle dépassée ? On parle de caricature, on parle de folklore. Qu’en pensez-vous ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Que voulez-vous que je vous dise ? Je laisse ceux-là dire ce qu’ils pensent, c’est la démocratie. Chaque chose a un nom. Dire que c’est la vérité, on est loin de le prouver.

Ulysse GOSSET   Mais la « France-Afrique » ça continue, ou est-ce qu’aujourd’hui a Cannes on passe à autre chose ? Est-ce le tournant ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Cela dépendra du futur Président de la France. Aujourd’hui, c’est – j’ignore si c’est vous ou quelqu’un d’autre qui me le disait -  la fin d’une époque. On peut dire que c’est la fin de l’époque Chirac. On va entamer une autre période avec le nouveau Président qui va être élu. Mais je crois que le fondement même de la France Afrique restera, quitte à l’améliorer. Je vous ai dit aussi que sous Pompidou c’était une autre France Afrique. Sous Mitterrand, Giscard aussi c’était une autre. Et sous Chirac encore plus.

Ulysse GOSSET  Vous savez qu’on parle beaucoup ici de l’ouverture vers l’Europe. Avec à Cannes,  la présence Angela Merkel, la chancelière allemande. Est-ce que finalement, on ne va pas prendre cette dimension plus large qui associe tout le continent ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Je crois - et franchement il ne faut pas s’en offusquer - : est-ce que vous pensez que la France d’aujourd’hui est en mesure de résoudre même partiellement les besoins de toute l’Afrique ?

Non. Alors il faut laisser la France souffler. Je ne suis pas contre ceux qui pensent que la France a tort de s’occuper de tous ses problèmes et moins de l’Afrique. Je dis c’est juste. Il arrive un moment où quand on a mis au monde un enfant, il grandit, il faut le laisser se développer, grandir, travailler à sa manière selon son comportement. On ne peut pas tout le temps demander après la France. Il faut au moment où nous sommes adultes, vieux, qu’on se tourne vers d’autres horizons, d’autres pays, tout en gardant nos liens ô combien traditionnels avec la France.

Ulysse GOSSET  Vous avez dit « cela dépendra du prochain Président ». Vous savez qu’à la fois Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont parlé de la relation future avec l’Afrique ? Ségolène Royal est très critique. Elle dit qu’il faut mettre un terme à ces relations trop personnelles qui se font au dépend des relations entres les peuples. Nicolas Sarkozy parle lui d’abandonner un certain  nombre de pratiques qui n’étaient pas bonnes . Qu’est-ce que vous en pensez ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon) Pour moi, tous les deux n’y comprennent rien !

Tout d’abord Ségolène Royal. Elle n’a pas d’ami. Elle est française, est-ce qu’elle peut me dire qu’elle n’a pas d’ami parmi les français ? Quand elle sera Présidente, si cela arrivait, elle n’aura pas un ami. Si elle a connu des gens avant d’être Présidente, elle va les abandonner parce qu’elle est Présidente. Mais c’est cela l’amitié personnelle. C’est là où on sent que l’individu est fidèle à lui-même. Moi j’ai des amis qui m’ont connu sur les bancs de l’école et j’ai des amis qui étaient avec moi fonctionnaires. Quand je suis devenu Directeur de Cabinet, j’ai eu d’autres amis, quand je suis devenu Ministre, j’en ai eu d’autres et Président j’en ai eu d’autres, mais je ne peux les renier parce que je suis Chef d’Etat. Quant à dire que les liens que la France a tissés avec le pays, il faut y mettre fin, parce qu’on pense que c’est la bonne manière de faire plaisir au Gabon, je dis non.

Ulysse GOSSET  Voilà pour Ségolène Royal, mais si elle est élue est-ce que vous aurez de bonnes relations avec elle ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Cela dépend d’elle. Moi je la prendrai pour la première des français et comme telle, j’aurai des relations avec elle, ne fussent que des relations d’état à état. Si cela ne lui plait pas, tant pis pour elle. Elle reste dans sa France et moi dans mon Gabon.

Ulysse GOSSET   Et Nicolas Sarkozy, lui aussi, a souhaité peut-être une autre forme de relation plus moderne avec l’Afrique. Il a même dit cette petite phrase critique : « la France économiquement n’a pas forcément toujours besoin de l’Afrique ». Alors avec Nicolas Sarkozy vous pourrez vous entendre s’il était élu ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Avec Nicolas Sarkozy il y a une différence parce qu’on est amis. Si demain il me renie parce qu’il est Président, je lui dirais « ce n’est pas sérieux Nicolas ». Oui, je lui dirai.

Ulysse GOSSET   Qu’est-ce qui n’est pas sérieux M. le Président ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  S’il ne reconnaît plus qu’on est amis.

Ulysse GOSSET  Mais Nicolas Sarkozy a eu cette petite phrase, il appelle à tourner la page des relations « des complaisances, des officines, des secrets et des ambiguïtés ». Ce sont des mots forts !

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Des mots forts, quitte à lui de le prouver. Il sait à qui il parle et s’il estime que ses relations, ses amitiés avec moi sont basées sur ce qu’il dit, quitte à lui d’apporter des modifications à cela. Sinon, je ne fais aucun procès d’intention à son égard, ni à l’égard de la France.

Ulysse GOSSET   Il y a une chose très importante, c’est le dossier de l’immigration. Là aussi, Nicolas Sarkozy a voulu une nouvelle forme d’immigration, ce qu’il a appelé une immigration choisie. Comment voyez-vous cela ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)   Il parle d’immigration choisie, d’immigration concertée. Moi je lui ai déjà dit. Je lui ai dit Nicolas, est-ce que tu connais bien ton problème de l’immigration ? Il y a des français qui immigrent, et si on devait lui renvoyer les français qui sont en Afrique et à travers le monde, je crois qu’il s’essoufflera aussi. Alors qu’il n’en parle pas comme cela. C’est vrai, parce cette immigration on en parle jamais, est-ce que vous savez que moi-même, on fait de l’immigration à l’endroit des cadres africains qui sont formés en France. Cela provoque la fuite des cerveaux. Ceux-là ne seront pas chassés. Ce sont les pauvres qui balayent la rue et les caniveaux qui sont chassés. Alors que nous ont a besoin de nos cadres chez nous.

Ulysse GOSSET    Vous avez peur de la fuite des cerveaux africains ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)    Je veux que les gros cerveaux reviennent en Afrique.

Ulysse GOSSET  Quel que soit le vainqueur de l’élection présidentielle, quel est votre message au successeur de Jacques Chirac ? Quelle politique la France doit-elle avoir vis-à-vis de l’Afrique ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Mais je n’aurai aucune politique à lui dicter. C’est à lui-même d’avoir une politique vis-à-vis de l’Afrique.

Ulysse GOSSET   Bien sûr, mais votre recommandation ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Mais cela dépend des relations. Je vous l’ai dit, il y a des relations d’état à état doublées de relations personnelles.

Ulysse GOSSET   Si je vous pose la question, M. le Président, c’est parce qu’on voit la montée en puissance de la Chine. Avec la mondialisation tout a changé et est-ce que vous pensez que la France est entrain de perdre son influence et sa place en Afrique et notamment chez vous ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Mais vous parlez seulement de l’Afrique. Mais que fait la France vis-à-vis des chinois ?

Soyons logiques. Que faites vous, vous français vis-à-vis des chinois ? Vous allez en Chine. Quand votre Président se déplace, ils sont 150. C’est 300 entreprises qui vont en Chine pour proposer des carottes, des betteraves, tout à vendre. Et nous qui recevons les chinois qui viennent chez nous sans condition et se mettent à travailler, vous trouvez cela mauvais.

Ulysse GOSSET   Non, je vous demande si c’est une perte d’influence de la France ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Cela, c’est ce qu’on appelle l’ingérence dans les affaires intérieures des autres. Ce n’est pas à moi de me mettre à la place des français et de parler à la place des français.

Ulysse GOSSET   La Chine va doubler d’ici 2010 son commerce avec l’Afrique jusqu’à 100 milliards de dollars. Est-ce qu’il ne va pas y avoir une nouvelle forme de colonisation économique de la Chine ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Non, il n’y aura pas de colonisation. Une nouvelle forme de coopération oui, mais pas de colonisation. La Chine ne peut pas être la Chine de Mao Tsé-Toung, même si Mao n’y est plus. Tsé-Toung est devenu le colonialiste, non. Hier, la Chine ne faisait pas la politique de l’économie de marcher, maintenant elle a goûté, elle n’essaie plus, et bien elle lutte.

Ulysse GOSSET   Le Président Jacques Chirac dans son discours ici à Cannes a parlé de développement, de sécurité et aussi de gouvernance démocratique. Sans les droits de l’homme, il n’y a pas de sécurité ni de développement. Vous êtes un représentant de cette France Afrique depuis 1967. Est-ce que vous vous sentez un petit peu touché ? Est-ce que vous pensez qu’il n’y a pas des progrès a faire au Gabon et ailleurs pour  favoriser la démocratie en Afrique ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Ici c’est chez nous. On a pas besoin qu’on nous fasse de discours pour cela. Et le discours de Mitterrand à la Baule, c’était quoi ? Chirac nous fait une répétition de ce que Mitterrand avait dit en 1990 à la Baule. Et à la baule il a même dit : « ceux qui feront de la bonne gouvernance, de la bonne politique, démocratie, auront ceci, auront cela».  Aujourd’hui mon œil, en 17 ans on a rien vu. C’est comme la politique de conservation de la forêt. Cela vous n’en parlez pas. Je vois vos gens écolo parler. A Rio - Madame Ségolène y était - on y a dit que ceux qui préservent leur forêt, le Gabon en exemple, auront des gratification, des bonifications pour la protection de l’environnement. Aujourd’hui j’ai ouvert 12 parcs au Gabon. Les français n’en ont pas vu un seul.

Ulysse GOSSET  M. le Président vous avez été réélu pour 7 ans, et donc vous allez être au pouvoir jusqu’en 2012. Est-ce que vous allez rester toute votre vie au pouvoir ? Est-ce que vous allez être comme Molière qui finalement mourra sur scène ? Est-ce que vous allez rester jusqu’au bout ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Il n’y a que Dieu qui sait de quoi sera fait demain mais pas moi. Je n’ai pas dit que j’allais rester tout le temps au pouvoir. Mais quand on m’égratigne à cause de ce pouvoir, je dis bon je vais rester puisque vous voulez voir.

Mais vous avez vu à la télé l’âge auquel j’ai été élu Président. C’est l’âge auquel ici en France les gens ne sont même pas députés.

Ulysse GOSSET   Quel est votre secret pour cette longévité et ce pouvoir aussi longtemps à la tête d’un pays ?

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  C’est que je fais ce que veut le peuple.

Ulysse GOSSET   Tout simplement.

El Hadj Omar Bongo Ondimba (Président du Gabon)  Je crois.

Ulysse GOSSET  M. le Président, merci d’avoir participé à cette émission du talk de Paris sur France 24, bon sommet à Cannes et bien entendu nous allons nous retrouver d’ici quelques minutes pour la deuxième partie de cette émission.

***

Talk de Paris par Ulysse Gosset le 16 février 2007

2ème partie

Ulysse GOSSET Retour sur la plateau du Talk de Paris, une émission spéciale enregistrée à Cannes à l’occasion du 24ème Sommet Afrique France.

A Cannes nous retrouvons un autre invité, un autre Président africain, le Président du Bénin, le Président Boni Yayi qui incarne la nouvelle génération des chefs d’Etats Africain.

Monsieur le Président, Bonjour.

le Président Boni YARI Bonjour.

Ulysse GOSSET  Nous sommes ravis que vous soyez là, parce que vous incarnez cette rupture, ce changement, cet avenir de l’Afrique, cette Afrique qui gagne, cette Afrique qui veut se moderniser ; est-ce que vous êtes vraiment cela, l’incarnation d’un nouveau modèle africain pour l’avenir ?

le Président Boni YayiC’est ce que les gens disent. Mais ce que je sais, c’est que effectivement, le moment est venu maintenant pour que l’ Afrique prenne ses responsabilité s, et compte tenu de ce que nous faisons depuis que nous sommes aux affaires, depuis maintenant une dizaine de mois, je crois que nous sommes arrivés à cette conclusion que nous devons maintenant nous donner une vision claire, nous comporter en hommes déterminés, c’est à dire en leaderships éclairés.

Ulysse GOSSET Vous avez 54 ans et vous êtes là aussi pour dire au revoir ou adieu à Jacques Chirac. Quelle image laissera Jacques Chirac au Bénin et pour vous personnellement ? 

le Président Boni Yayi Le Président Chirac va nous manquer. Un homme chaleureux qui accepte tout le monde et qui sait convaincre, qui a su s’investir pour toute l’Afrique et pour la jeunesse africaine donc naturellement, humainement parlant, je dis sur le plan humain, c’est comme si c’était une tristesse qui nous gagnait.

Pour moi personnellement, puisqu’il a une affection très forte pour moi et pour mon peuple, Jacques Chirac sera toujours là.

Ulysse GOSSET Est-ce que vous avez une certaine inquiétude ?

Le Président Boni Yayi J’allais dire, il rentre dans l’immortalité, compte tenu aujourd’hui de sa conviction à nos côtés. Aux côtés des pays les plus pauvres dont les 2/3 sont des pays africains.

Ulysse GOSSET Est-ce que le départ de Jacques Chirac qui marque d’une certaine manière la fin d’une époque vous inquiète compte tenu de l’incertitude pour l’avenir, on ne sait pas qui sera Président. Est-ce que vous êtes un petit peu inquiet ou pas ?

Le Président Boni Yayi Je crois que le Président Chirac a mis sur des rails des relations qui doivent être les nôtres à l’avenir et rappelez-vous, je crois que la politique africaine de la France a connu des mutations. Quoi de plus normal ! Voyez, rappelez-vous que les choses ont commencé, par bouger, depuis Chaillot 1981, peut-être avec l’arrivée du Président Mitterrand, la Baule, ou pratiquement les choses ont commencé par se clarifier.
D’abord la considération essentielle de la démocratie, la liberté, le respect des droits de l’Homme et la prise en compte aussi des critères, des performances que considèrent la plupart des institutions ou la communauté internationale. C’est à dire que le dialogue que chacun, que chaque pays devait mener, avec la communauté internationale bâti sur les échanges de Bretton Woods est assis sur un certain nombre de critères de performances.

Ulysse GOSSET Mais compte tenu des sentiments que vous éprouvez à l’égard de Jacques Chirac, est-ce que quand la France change de Président, cela suscite une certaine inquiétude ou est-ce que c’est le cours normal de la vie politique ?

Le Président Boni Yayi Naturellement. Humainement parlant, voici quelqu’un qui s’est engagé de notre côté et qui semble-t-il va se retirer physiquement de la terre des affaires, c’est à dire la République Française.

Il est un partenaire privilégié et non des moindres, qui a su s’investir pour nous, au niveau de la communauté internationale, au niveau des institutions européennes, au niveau des institutions de Bretton Woods et sa forte sollicitude à notre endroit…

Vous ne trouvez pas normal qu’aujourd’hui, tous soyons animés par un sentiment non pas de regret ? Est ce que ce combat qu’il mène, est-ce que la République Française continuera toujours ?

Mais je crois beaucoup, à des hommes de qualité qui suivent et qui sont à mon avis obligés de suivre de très près ce que le Président Chirac a bâti et ce que les autres présidents Français ont construit, pour consolider les relations, et surtout nous aider à élargir.

Rappelez-vous, la première fois que j’ai entrepris ma visite officielle en France, le Président Chirac en me serrant la main me dit : « Monsieur le Président, la France ne peut pas régler tous les problèmes du Bénin. Mettez en place une stratégie d’ouverture, allez vers les autres partenaires, nous allons vous aider. A quelques heures de votre arrivée, je me suis entretenu avec Louis Michel, et je lui ai demandé d’aider le Bénin. Je me suis entretenu avec le responsable des études de Bretton Woods. Je leur ai dit : Ecoutez, ce jeune il a de la vision, il est déterminé, il faut l’aider ». Donc à mon avis les autres chefs d’Etats vont certainement suivre cela.

Ulysse GOSSET Nous allons y revenir, mais avant, je pense que c’est important pour nos téléspectateurs de mieux vous connaître et nous allons regarder ensemble le portrait qui a été réalisé par un journaliste de France 24, Greg Sommerville.

Diffusion du portrait

Ulysse GOSSET Monsieur le Président, on dit que vous voulez faire du Bénin le Hong-Kong de l’Afrique.

Le Président Boni Yayi Absolument.

Ulysse GOSSET C’est un rêve ou une possible réalité ?

Le Président Boni Yayi C’est ce que veut le peuple béninois.

Ulysse GOSSET Ca veut dire quoi ?

Le Président Boni Yayi Ca veut dire que le peuple a décidé d’aller vers la prospérité pour chacun et chacune.

Ulysse GOSSET C’est-à-dire une zone franche en Afrique ?

Le Président Boni Yayi Oui, naturellement. Ce que Hong Kong est pour l’Asie du Sud Est et c’est ce que nous voulons être. Nous voulons être plus utiles, bâtir notre prospérité à partir de services, devenir un pôle régional de services. Je crois que l’emplacement ou le positionnement du Bénin le permet - et surtout les opportunités.

Ulysse GOSSET Ce qui est important c’est qu’aujourd’hui, vous n’êtes pas un homme politique traditionnel. Vous êtes banquier de formation et vous avez les connaissances pour gérer le pays et peut-être en faire un Hong-Kong. Mais comment allez-vous gouverner car ce qui est très important aujourd’hui, c’est peut-être de changer les règles et notamment d’assainir l’économie et de réduire la corruption. Est-ce que c’est possible de réduire la corruption en Afrique et chez vous au Bénin ?

Le Président Boni Yayi

Ulysse GOSSET  Cela veut dire que vous allez agir par exemple comme les procureurs en Italie qui luttent contre la mafia, qui est partout là bas. Vous dites que la corruption est partout chez vous. Est ce qu’il va y avoir des arrestations par exemple ?

Le Président Boni Yayi  Ecoutez, nous sommes un pays de Droit. Quand nous sommes arrivés, nous avons fait des audits. Nous avons pu identifier certains dossiers qui ne sont pas conformes à l’éthique. Ces dossiers sont en train d’être transmis à la justice.
Nous avons identifié des postes de mal–gouvernance que nous sommes en train de rectifier. Nous sommes en train d’identifier les principaux corrupteurs. D’où est-ce qu’ils tiennent leurs ressources ? Nous sommes en train des les fermer. Mais vous avez parfaitement raison, c’est extrêmement difficile. Sauf lorsqu’il y a de la détermination. Mais le point essentiel : Pourquoi ai-je de l’espoir ? Pourquoi faut-il retenir cela ? Nous venons d’en parler : le poisson. Lorsque le poisson pourrit, il pourrit par la tête. Le corps va où va la tête. J’ai dit à mes compatriotes que le changement commence par moi-même. Je dois constituer l’exemple, la référence. Le jour où ils constateront que j’ai commis un impair, alors je leur donnerai l’autorisation de gagner la rue.

Cela veut dire que si je me comporte bien, il n’y a pas de raison que mon peuple fasse autre chose. Cela me donne de l’espoir et je crois que nous allons pouvoir y arriver.

Ulysse GOSSET  Si vous allez jusqu’au bout de cette démarche, est-ce que ce n’est pas dangereux pour vous ? Est ce que d’autres ne vont pas chercher à vous empêcher d’agir ?

Le Président Boni Yayi  C’est toujours dangereux. Je vous dis qu’on ne peut pas atteindre l’objectif du développement pour chaque Béninois et chaque Béninoise sans passer par là. Pour moi, c’est la seule voie aujourd’hui qui s’offre à nous et à ce peuple. Mais c’est le peuple qui décide. Le peuple me comprend. Dès lors qu’on arrive à obtenir une cohésion sociale, nationale autour de cette question, nous allons pouvoir y arriver, je crois que l’espoir est permis.

Ulysse GOSSET   Monsieur le Président, actuellement, il y a une sorte de tête à tête entre la France et l’Afrique qui dure depuis 1973 avec le 1er sommet inauguré par Georges Pompidou. Est-ce que vous êtes plutôt partisan d’élargir ce tête à tête et d’en sortir ou est-ce qu’il faut préserver cette relation particulière, cette relation d’exception que certains condamnent et d’autres approuvent ?
Quel est votre sentiment à vous ?

Le Président Boni Yayi  Je crois que le monde a changé. Comme je viens de le dire, les relations entre la France et l’Afrique ont connu des mutations. Je crois qu’on ne parle plus de pré carré au fur et à mesure.

Donc naturellement la question de l’élargissement pour moi constitue une bonne vision en ce sens que la France seule ne peut pas régler tous nos problèmes, s’en est rendu compte et estime qu’il faut régler cette question, d’abord au niveau de l’Europe, c’est comme cela que j’ai compris la présence de la chancelière allemande qui aujourd’hui assume la  Présidence de l’union Européenne et du G8. C’est comme cela que je vois aussi les interpellations de la communauté internationale de la part du Président Chirac.

Ulysse GOSSET  Il y a aussi la question de la Chine. Si la France perd un petit peu de son influence, la Chine en gagne beaucoup et ça devient une sorte de parrain de l’Afrique. Et peut-être même un pays qui est entrain de coloniser l’Afrique d’une autre manière. Cela ne vous inquiète pas ?

Le Président Boni Yayi  Ce n’est pas sous cette forme qu’il faut interpréter cela. J’ai toujours dit : le Bénin a ouvert son ciel, son sous-sol, ses côtes, ses marchés, ses infrastructures au secteur privé. Dans le monde français, américain, japonais, chinois, et c’est dans ce cadre qu’il faut comprendre aujourd’hui les contacts que nous avons, qui sont des contacts d’affaires que nous avons avec la Chine en particulier.

Je crois, cher ami, que votre question en cache une autre. Vous avez parfaitement raison. Est-ce que ce n’est pas une forme de colonisation ? Nous sommes en train de nous organiser. Comment faire en sorte que la Chine ne vienne pas ramasser nos matières premières uniquement ? C’est-à-dire nous exploiter sans chômage ?

C’est à nous de prendre nos responsabilité s, pour transformer nos matières premières et apporter de la valeur ajoutée, distribuer des revenus, créer des emplois. Nous devons nous organiser et situer alors les points pour lesquels nous devons coopérer avec cette puissance aujourd’hui qui émerge dangereusement. Il faut donc faire comme elle, puisqu’elle travaille, elle a des qualités. Il faut que nous allions dans cette direction.

Si je me résume, je crois qu’il faut comprendre que nous sommes, pays africains, condamnés à mettre en place des stratégies régionales de manière à unifier nos marchés. Et c’est ce que nous sommes en train de faire. Je crois aujourd’hui que dans le Monde entier, que ce soit l’Europe, les Etats-Unis, tous parlent aujourd’hui de partenariat, d’alliés bénéfiques. Ce n’est pas que les gens viennent nous coloniser, c’est terminé. Mais nous voulons nous comporter en partenaires responsables ; que chacun fasse son travail, que chacun vienne faire des affaires et que chacun puisse gagner. Je crois que c’est ça qui détermine l’équilibre dans le monde.

Le dernier point qu’il faut comprendre ici et tout le monde est d’accord, c’est qu’il ne faut pas continuer de laisser l’Afrique de cette manière. La pauvreté dans laquelle se trouve aujourd’hui ce continent est telle que l’équilibre mondial est menacé. Nous avons coutume de dire lorsque l’on parle des pays les plus pauvres, que cette pauvreté est souvent le terreau de tout ce qui est à l’origine des déséquilibres sociaux. Le terrorisme, la guerre par-ci, l’insécurité par-là. Donc nous sommes tous d’accord. De ce point de vue, nous sommes tous condamnés à asseoir un partenariat avec le continent africain et le reste du monde, de manière à ce que ce partenariat soit bénéfique pour tout le monde.

Ulysse GOSSET  Puisque c’est le dernier sommet du quinquennat de Jacques Chirac, vous savez que la France entre en période électorale. Vous avez rencontré Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Le Président Boni Yayi Tout le monde…

Ulysse GOSSET  Ils ont tous les deux envie que les choses changent. Notamment sur l’immigration. On se souvient de la visite de Nicolas Sarkozy au Bénin. Il a été l’objet de contestations, de manifestations.

Le Président Boni Yayi Vous étiez là ?

Ulysse GOSSET  Je l’ai vu à la télévision, je l’ai lu dans les journaux. Nicolas Sarkozy a une politique d’immigration choisie. Pensez-vous que c’est une bonne politique ?

Le Président Boni Yayi  Il est venu, il m’en a parlé. Je lui ai demandé ce que c’était. Il m’a dit : « Monsieur le Président, vous êtes jeune, je vous aime bien, je veux que nous puissions repartir sur des nouvelles bases ». Je lui ai dit « je suis d’accord ; mais expliquez-moi ce qu’est l’immigration choisie ».
Ecoutez, moi je vous demande une chose, si vous me demandez de prendre mes responsabilité s, je les ai déjà prises. Mais ce que je vous demande, c’est de nous aider à faire en sorte qu’il y ait un équilibre dans la gouvernance des affaires de ce monde. C’est à dire que le travail de mon peuple soit mieux valorisé. Nous sommes un peuple de cotonniers ; deux béninois sur trois comme il en est de même au Burkinabé, les maliens, les nigériens etc. vivent de cette filière.
Il faut faire en sorte que nos productions soient mieux valorisées. Une fois que nous aurons tiré les ressources à la mesure du fruit de notre travail, nous pourrons retenir la jeunesse sur place.

Je considère que le candidat Nicolas Sarkozy, la candidate Ségolène Royal et les autres candidats sont en train de se battre pour un meilleur équilibre mondial. Dans cette direction, nous les soutiendrons tous.

Tous nous nous comprendrons bien sur la nécessité à bâtir un monde équilibré. Sur la nécessité de revoir la gouvernance mondiale pour le bien-être et l’amitié de nos peuples.  Le continent africain n’est pas n’importe quel continent. Il est encore riche, il est vierge, il est plein de ressources, il a besoin de se valoriser et de valoriser ses langues et naturellement de retenir ses cadres pour le bonheur de son peuple.

Ulysse GOSSET  Je vois en tout cas Monsieur le Président que vous faîtes preuve d’un grand enthousiasme, celui de la jeunesse.

Le Président Boni Yayi Optimisme même !

Ulysse GOSSET  Et comme vous êtes un nouveau venu en politique, je vous souhaite bonne chance au Bénin. Je vous remercie d’avoir participé à cette émission.

Le Président Boni Yayi  Je crois en la nouvelle Afrique qui gagne. C’est moi qui vous remercie.

Ulysse GOSSET  Merci à nos téléspectateurs et je vous donne rendez-vous pour une nouvelle édition du Talk de Paris, vendredi prochain.

La corruption est partout. Mais naturellement, chacun a ses spécificités. Je sais identifier les racines et je crois avec mon peuple que nous avons démarré. Et j’ai bon espoir d’y arriver. A mon avis le maître mot aujourd’hui c’est que la bataille du développement passe par la bataille contre la corruption. Et ça, je crois que le peuple sait aujourd’hui que nous en faisons un point cardinal et le monde est en train maintenant de s’en rendre compte, compte tenu aujourd’hui des acquis.

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Ce communiqué de presse vous a été transmis par l'Association de la Presse Panafricaine.

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20 février 2007

"Africa Paradis" un film sur l'immigration

L'Association de la Presse Panafricaine est partenaire du film AFRICA PARADIS

Et si l'immigration changeait de camp...

AFFICHE_AfricaParadis

Voir la fiche du film et la bande annonce sur ALLOCINE.COM :

Sortie française, le 28 février 2007!!!
Vous pourrez voir le film à Paris dans les cinémas suivants:

Espace Saint-Michel - 7 place Saint-Michel 75005 PARIS - Métro Saint Michel

Les cartes " PASS " ET " UGC ILLIMITE " sont acceptées
les horaires seront prochainement affichés sur leur
site

Images d'ailleurs
21 rue de la Clef - 75005 Paris - Metro Censier-Daubenton. Tél : 01 45 87 18 09

Nous vous tiendrons au courant des futures salles où sera projeté le film

Bonjour et bienvenue sur le site d'Africa-Paradis, un film réalisé par Sylvestre Amoussou

Cliquez ici pour voir le trailer (format quicktime)  Merci à tous ceux qui nous ont aidé financièrement.

Bonne visite sur notre site  remerciements à nos partenaires

   

Contact presse : Sandrine BULTEAU - 01 48 94 86 26 - 06 83 14 14 47 - bulteau.s@free. fr

SYNOPSIS

Dans un futur imaginaire, l’Afrique est entrée dans une ère de grande prospérité, tandis que l’Europe a sombré dans la misère et le sous - développement.

Olivier informaticien sans travail est prêt à tout pour en trouver, vit avec Pauline, institutrice elle aussi au chômage. Vu leur situation déplorable en France ils décident de tenter leur chance en Afrique où ils immigrent clandestinement.

A peine arrivés, ils sont arrêtés par la police des frontières et incarcérés dans une résidence de transit, en attendant d’être renvoyés en France. Olivier parvient seul à s’échapper.

Il commence alors une vie de clandestin, jusqu’au jour où il récupère les papiers et endosse l’identité d’un blanc tué dans un accident de voiture. Entre-temps , Pauline accepte un poste de bonne dans une famille bourgeoise africaine…

English Version

Europe, among them France, has become underdeveloped due to acute economic and political crisis while Africa has gone through very thriving development.

As Olivier and Pauline, a French engineer and a French teacher, can no more decently live in their country, they decide to immigrate into the United States of Africa.

Unfortunately they don’t manage to get an entry visa and therefore call on a smuggler. From that time on their life turns upside down and they face the grim reality of immigration : they experience the position of illegal immigrant, the difficulty to find a decent job and on top of that the political use of immigration.   

Association de la presse Africaine APA Banni_re_APPAnew_mail_cs

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11 novembre 2006

Les activités du CADTM (Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde)

Depuis septembre, c'est un déferlement de sollicitations auquel le CADTM fait face, et cela nous ravit ! Les films "La dignité du peuple", de l'Argentin Fernando Solanas, et "Bamako", du Malien Adberrahmane Sissako, sont à l'affiche et les débats d'après projection se multiplient dans toute la France.

Le site du film : http://www.bamako-film.com

novembre 2006

\\ 2 novembre | Agen, France
Film-débat "Bamako"
Les Montreurs d'images, Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film

\\ 3 novembre | St Gaudens, France
Film-débat "Bamako" Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film

\\ 6 novembre | Richelieu, France
Film-débat "Bamako"
21h, Le Majestic, Intervention de Michaël Charruault après la projectio du film

\\ 7 novembre | Besançon, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film

\\ 8 novembre | Alès, France
Conférence-débat
"Quel avenir pour les pays du sud et de l'est de la méditerranée ?"

\\ 8 novembre | Pau, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Olivier Duteille après la projection du film

\\ 9 novembre | Nïmes, France
Conférence-débat
" Sortir la Tunisie de l'impasse ! "

\\ 9 novembre | Cadillac, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Eric Berr après la projection du film

\\ 10 novembre | Uzès, France
Film-débat "Bamako"
Intervention du groupe CADTM Nîmes après la projection du film, organisé
par AttacUzège

\\ 10 novembre | Plougonvelin, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Gérard Masure après la projection du film

\\ 10 novembre | Alençon, France
Intervention de Damien Millet
sur le FMI et la Banque mondiale

\\ 11 novembre | Paris, France
Conférence-débat
entre le 11 et le 19 novembre, intervention de Nicolas Sersiron à
l'invitation d'Artisans du monde dans le cadre de la SSI (date à définir)

\\ 11 novembre | Bressuire, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Michaël Charruault après la projection du film, Quinzaine de la solidarité internationale

\\ 11 novembre | Paris, France
Intervention de Damien Millet au salon Marjolaine, Parc Floral de Paris, Bois de Vincennes 14 h - Le
modèle économique libéral actuel : une fatalité ?

\\ 13 novembre | Pessac, France
Film-débat "Bamako"
Intervention d'Eric Berr après la projection du film d'Abderrahmane Sissako

\\ 14 novembre | La Courneuve, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Véronique Racine, Jérôme Duval et François Mauger après la projection du film

\\ 14 novembre | Cergy, France
"Citoyenneté et solidarité" intervention de Véronique Racine

\\ 14 novembre | Louviers, France
"Bienvenue en Afrique"
Participation de Roseline Péluchon au débat après le film

\\ 15 novembre | Nancy, France
Film-débat "La dignité du peuple"
Intervention de François Mauger après la projection du film

\\ 15 novembre | Brétigny sur orge, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Damien Millet après la projection du film

\\ 15 novembre | Saint Médard en Jalles, France
Film-débat "Bamako"
Intervention d'Eric Berr après la projection du film d'Abderrahmane Sissako

\\ 15 novembre | Calais, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Serge Vienne après la projection du film

\\ 16 novembre | Louviers, France
"Congo River"
Participation de Roseline Péluchon au débat après la projection du film

\\ 16 novembre | Annonay, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Denise Milberge après la projection du film

\\ 18 novembre | Châteauroux, France
Film-débat "Bamako"
20h30 Cinéma Apollo, Maison de l'image, intervention de Nicolas Sersiron
après la projection du film

\\ 18 novembre | Grande-Synthe, France
1er Forum du commerce équitable et de la solidarité internationale samedi 18 et dimanche 19 novembre, intervention de Claude Quémar et stand du CADTM

\\ 19 novembre | Cergy, France
"Dette, droits de l'Homme et migrations"
Interventions de Roseline Péluchon et Véronique Racine

\\ 20 novembre | Rillieux la Pape, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Julie Castro après la projection du film

\\ 20 novembre | Aubervilliers, France
Conférence-débat
Intervention de Damien Millet à l'invitation de CEMEA

\\ 20 novembre | Hérouville St Clair, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Roseline Péluchon après la projection du film

\\ 21 novembre | Pauillac, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film

\\ 22 novembre | Autun, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Claude Quémar après la projection du film

\\ 22 novembre | Lyon, France
Film-débat "Bamako"
Ciné Duchère, Intervention du groupe CADTM Lyon après la projection du film

\\ 22 novembre | Créon, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film

\\ 22 novembre | Autun, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Claude Quémar après la projection du film

\\ 23 novembre | Bordeaux, France
2e journées du développement du GRES
"Quel financement pour quel développement ?" - Université Montesquieu-Bordeaux IV, 23-24 novembre 2006

\\ 23 novembre | Bazas, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film

\\ 23 novembre | Chilly Mazarin, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Damien Millet après la projection du film

\\ 24 novembre | Versailles, France
Film-débat "Bamako"
Le Roxane, Intervention de Damien Millet après la projection du film

\\ 24 novembre | Les Mureaux, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Julie Castro après la projection du film

\\ 24 novembre | Andernos, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Nicolas Sersiron après la projection du film

\\ 25 novembre | St Renan, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Roseline Péluchon après la projection du film

\\ 26 novembre | Douarnenez, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Roseline Péluchon après la projection du film

\\ 27 novembre | Ecully, France
Film-débat "Bamako"
Intervention du groupe CADTM Lyon après la projection du film

\\ 28 novembre | Ferney-Voltaire, France
Film-débat "Bamako"
Intervention du CADTM Suisse après la projection du film

\\ 28 novembre | St Gratien, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Julie Castro et Véronique Racine après la projection du film

\\ 28 novembre | Sens, France
Film-débat "Bamako" Intervention de Nicolas Sersiron après la projection
du film

\\ 29 novembre | Annecy, France
Film-débat "Bamako"
Intervention de Mylène Chantran et Martine Toulotte après la projection du film



\\\\\\\\\\\\\\\ Les autres voix de la planète
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01 octobre 2006

Immigration : Afrique-Europe

Immigration : Afrique-Europe

Les derniers quinze jours du mois de septembre de cette année 2006 ont vu l’arrivée des nuages noirs dans le ciel européen. Comme une marée on voit déferler la vague xénophobe des gouvernants et certains peuples européens. Ce fut le septembre noir des relations Afrique-Europe.

Après le semblant de la réunion de juillet 2006 à Rabat, voici venue le temps de  l’application implacable des mesures coercitives des ministres de l’intérieur des  pays européens vis-à-vis des Africains en particulier.

La Suisse lave plus blanc que le Blanc

La Suisse avec près de 21% de population étrangère vient de durcir ses lois sur le séjour des étrangers sur son territoire, avec des lois basées essentiellement sur le postulat racial.

En effet le point fort de ces lois c’est l’exclusion et la stigmatisation des non-européens (au diable les belles théories des droits de l’homme et d’égalité raciale).

Le Suisses en approuvant par referendum à près de 61% des votes, n’ont rien à envier aux Nazis. Les Suisses veulent laver leur pays plus blanc que blanc.

En effet l’essentiel de nouvelles lois interdisent l’embauche des non-européens (doux euphémisme. Une entreprise suisse pour embaucher un non-européen doit faire la preuve qu’elle n’en a pas trouvé dans toute l’Europe, dans la pratique il sera très difficile de le faire. Les entreprises suisse préfèreront embaucher un Européen que d’embaucher un Noir, un Asiatique, un Arabe ou enfin un Latino-américain, pour éviter de s’attirer les foudres de l’administration tatillonne suisse. Et entre temps je vois mal un autre Européen hautement diplômé quitter son pays pour aller travailler en Suisse (on est toujours bien chez soi).

Pour l’asile, la suisse vient d’innover en matière internationale et se met en contradiction avec la logique même de l’oppression ou de la persécution. Elle ne veut pas non plus assumer les conséquences de sa complicité dans le pillage du Sud. La suisse est reconnu comme le paradis des voleurs du monde, surtout des kleptocrates africains. Tous les dictateurs et leurs auxiliaires zélé ont tous un compte bancaire dans ce pays où ils viennent déposer les butins de leurs prédations et ce petit de moins de 6 millions d’habitants a l’un des niveaux de vie le plus du monde. Ces mêmes dictateurs n’hésitent pas à pourchasser ceux qui n’acceptent pas leur façon, Mobutu dans le temps a fait des milliers des « Zaïrois » réfugiés politiques. Alors comment dans une fuite peut-on avoir de vrais papiers d’identité ? Allez-y savoir. Ils sont fort ces Suisses. A nous l’argent à vous la misère.

Cela  c’est pour la Suisse une preuve d’amnésie et de mépris de l’humain.

La Suisse par ce vote a fait le dernier verrou moral qui existait en Europe. Et déjà les pays européens de la côte méditerranée  emboîtent le pas à la Suisse.

Vers un renforcement des mesures coercitives

La France en tête a obtenu à la dernière concertation avec ses homologues le renforcement des mesures policières. Ils ont sollicité une aide financière de l’Union Européenne pour augmenter le contrôle aux frontières et faire des patrouilles dans les eaux territoriales africaines. Les ministres européens foulent au pied la souveraineté des pays africains  notamment le Sénégal, la Mauritanie sans que ces pays ne protestent.

Décidément les Occidentaux en plus d’être les plus grands prédateurs de l’histoire de l’humanité ne pensent qu’à des solutions de violence vis à vis des autres peuples.

A cette dernière réunion de la fin septembre 2006, le ministre français de l’intérieur Nicolas Sarkozy, éventuel candidat à la présidence française a obtenu de ses pairs européens l’augmentation des patrouilles dans les eaux africaines pour les Canaries. Il faut s’attendre à plusieurs meurtres en pleine mer sans témoin, déjà que les policiers européens sont passés maîtres dans l’art de tuer les africains lors de rapatriement dans les avions. Souvenez de la jeune nigériane tuée avec des coussins par les policiers belges, du jeune éthiopien de 23 ans assassiné par les policiers français dont le procès s’est ouvert en cette fin du mois de septembre à Paris. Alors imaginez un seul instant un navire militaire européen face à une pirogue en pleine mer, qu’est-ce qui va se passer dans ces endroits loin des caméras et des témoins.

L’autre mesure obtenu par le même Nicolas Sarkozy, c’est la fin de la non régularisation massive des clandestins, ainsi l’Italie et l’Espagne s’alignent sur cette position  totalement xénophobe du ministre français qui veut faire de l’Europe une forteresse imprenable comme aux temps du moyen Age. Et dire que dans ce pays regorgent plusieurs historiens pour faire comprendre à ces derniers qu’ils se trompent en effet les historiens vous diront que toute forteresse est prenable. Où sont Alexandre le grand ? les César et Hitler ? 

Où se trouve la Grèce guerrière ?

Une autre mesure qui prouve que l’Europe n’a rien compris ou bien se cramponne avec l’énergie du désespoir à un monde qui est en train de s’écrouler c’est la création d’une agence commune pour les réfugiés, Il leur suffisait au lieu de dépenser inutilement cet argent de laisser l’Afrique tranquille évoluer dans la démocratie pour ne plus voir des réfugiés chez eux.

Enfin bref, tout ce que l’on peut retenir de ça c’est que l’Europe devient de plus en plus haineuse, xénophobe, elle préfère cultiver la haine de l’autre, de l’étranger que cultiver l’humanité et surtout le respect des autres peuples.

L’Europe ne veut pas changer les rapports de force établis depuis bientôt 6 siècles entre elle et le reste du monde sur le postulat de domination raciale, sur l’exploitation exclusive des richesses de la terre, sur la spoliation et l’aliénation des autres non-européens entendez non-blancs.

Elle veut continuer à jouir seule des bienfaits de la terre sans en payer la facture, déjà depuis le début de l’humanité elle a passé son temps à faire des guerres aux autres, à détruire la nature et les humains qui existent sur la planète. L’Européen est le seul peuple qui a genocidé les autres  (les Indiens d’Amérique, les Aborigènes d’Australie et de Nouvelle Zélande en savent quelque chose).

L’Europe malgré les grands discours humanistes reste toujours arrogante et méprisante vis-à-vis des autres peuples, l’idée de supériorité raciale n’a jamais quitté  l’Européen (il ne viendra jamais à l’idée d’un ministre de porter jugement sur un autre président, mais Sarkozy s’est permis de traiter « Wade de grand président » sans que cela fasse polémique) c’est cette idée qui fait le fondement philosophique et culturel des Européens.

Tout de même on peut conclure que nous sommes à la veille de profonds changements et changements radicaux, et que l’Europe risque de tout perdre, si elle ne fait pas attention à son attitude. L’Europe est devenu un vieux continent et se trouve déjà distancé dans la course économique et politique. Elle n’a plus de sa force d’antan. Il n’ y a que les Africains qui ne l’ont pas encore saisi.

Posté par lepangolin à 18:49 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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