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Le Pangolin blog animé par Mouélé Kibaya, écrivain essayiste, pour réagir sur l'actualité de l'Afrique et du Congo, en ce qui concerne les relations internationales, la culture, l'économie, la littérature, la philosophie, les sciences sociales etc....

12 octobre 2007

L'ethnie et/ou la tribu : question d'idéologie?

La question du tribalisme

Pour répondre au commentaire de notre ami Djess, j’ai jugé utile de partager ma réponse avec tous les internautes.

En ce qui concerne la question de l’ethnie et/ou du tribalisme en Afrique, je suis convaincu que les africains à force de nier l’évidence et de vouloir rester dans des schèmes et schémas de pensées coloniaux font fausse route et surtout occultent les mutations  successives que ces sociétés détruites par la déportation, l’esclavage, la colonisation, la post-colonisation et les dictatures subissent.

Ce n’est pas faire langue de bois de dire que les ethnies et/ou tribus telles définies par les ethnologues et administrateurs coloniaux n’existent plus.  Lire l'article

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20 septembre 2007

L'ethnie et/ou la tribu : question idéologique?

La question du tribalisme

Pour répondre au commentaire de notre ami Djess, j’ai jugé utile de partager ma réponse avec tous les internautes.

En ce qui concerne la question de l’ethnie et/ou du tribalisme en Afrique, je suis convaincu que les africains à force de nier l’évidence et de vouloir rester dans des schèmes et schémas de pensées coloniaux font fausse route et surtout occultent les mutations  successives que ces sociétés détruites par la déportation, l’esclavage, la colonisation, la post-colonisation et les dictatures subissent.

Ce n’est pas faire langue de bois de dire que les ethnies et/ou tribus telles définies par les ethnologues et administrateurs coloniaux n’existent plus.

Sans vouloir trop  balayer du revers de la main, le problème de l’ethnicisme (qui est une pratique politique bien idéologisée à ne pas confondre avec l’ethnie et/ou tribu), je demanderais à notre Djess et Koulama de me donner la proportion des Congolais qui appartiennent de façon 100% homogène à ce qu’ils définissent d’ethnie. A ce que je sache aujourd’hui plus de la moitié des Congolais sont issus des unions appelées dangereusement de façon barbare « mixtes » et en ce qui concerne les jeunes nés à partir des années 1985 cette proportion peut atteindre les 70%. La question qui se pose est : de quelles ethnies sont les enfants issus de ces unions (qui deviennent la norme même). Quelqu’un peut-il être capable de me dire de quelle ethnie et/ou tribu est-il un enfant issu d’une union entre un Punu et un Enyellé ? Entre un kongo et un mbochi ? Entre un Téké et un vili ? Entre Beembé et un Mbéti ? Entre un Luumbu et un Ndondo ?

Dans ces conditions comment peut-on toujours parler de l’ethnie et/ou tribu comme si nous étions encore dans les années 1950. Encore faut-il pour répondre à la question que l’on définisse de façon claire et précise les termes ethnies et/ou tribu.

Mon ami Jean-Jacques Bayonne Castador dans un mémoire d’université avait relevé plus de ix définitions toutes différentes et parfois contradictoires. Il avait conclu en fin de compte que ce terme ressortait plus de l’idéologie que des sciences sociales. Pour lui ce terme ne voulait rien dire sinon mettre en place en ce qui concerne les colonies et les post-colonies une idéologie de la négation de l’humanité chez l’Africain. Les penseurs et chercheurs occidentaux rechignent à parler d’ethnie lorsqu’il s’agit des Européens, ce fut le cas pour l’Ex République Fédérale Yougoslave, et actuellement le cas pour

la Belgique.

Pour revenir à l’idéologie, cette dernière devait servir à cristalliser les énergies et passions africaines vers les questions identitaires. C’est ce qui s’est passé au Rwanda, Burundi, Côte-d’Ivoire, Nigeria, les deux Congo et qui risque de se passer au Cameroun, Gabon, Sénégal, à cause tout simplement de la non prise en compte effective des préoccupations matérielles et spirituelles des populations diversement riches culturellement, cela par des oligarchies autochtones. Tant venant de l’opposition que des pouvoirs dictatoriaux.

C’est pourquoi pour ma part je crois que la pseudo question de l’ethnie et/ou tribalisme est un faux problème. La vraie question qui doit nous préoccuper est celle de savoir comment restituer et/ou restaurer les valeurs de la liberté, de l’autonomie de soi vis-à-vis de la collectivité, de la liberté et de l’idéal démocratique chez l’Africain (en l’occurrence le Congolais) de façon à susciter la tolérance, l’ouverture vers l’autre (en dépit des différences apparentes), le respect à tout prix de la vie, de voir en tout Etre vivant la sublimation de la vie et le besoin viscérale de prendre en compte l’expression de ces aspirations chez l’autre même si ce dernier crée l’altérité. Ce dont tout Etre Humain en a besoin.

En ce qui concerne le fédéralisme, ce dernier ne saurait être la réponse efficace au problème congolais, si il prend comme postulat l’ethnie et/ou la tribu. Le fédéralisme doit toujours correspondre à un idéal démocratique celui de la liberté qui implique Egalité, Citoyenneté et Justice.

Le fédéralisme est une forme avancée de la limitation du pouvoir absolu qui est l’essence même de la démocratie. On juge le degré de démocratie d’un pays à la qualité des moyens mis en œuvre pour limiter le pouvoir.

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18 janvier 2006

Inexistence des tribus et de l'ethnie?

Inexistence des tribus ou des ethnies ?

Avant tout propos il sied de souligner de la difficulté énorme de parler de façon sereine de la tribu ou de l’ethnie. Tantôt ces deux termes se confondent, tantôt ils définissent chacun un concept spécifique. La deuxième difficulté vient lorsque l’on parle de l’ethnie ou de la tribu, de vouloir à tout prix trancher pour leur existence ou non. Et là, on s’envole en conjectures pour ce qui ne vaut peut-être pas la peine.

lire la suite inexistence.doc

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Le mythe de l'ethnie ?

-l’ethnie comme mythe politique

Dans la production de la violence au Congo, les faits semblent montrer que l’ethnie est utilisée comme élément socioculturel d’identification et d’action politique. A cause de la violence et par instinct de survie face à des pratiques politiciennes de haine et de destruction les gens se reconnaissent d’abord en communauté de sécurité qui se trouve être ce que l’on appelle malheureusement en Afrique : l’ethnie.

lire la suite  le_mythe_de_l_ethnie.doc

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26 décembre 2005

Congo :à propos de l'ethnie

Le couple violence-ethnie

1 Le Mythe de l’ethnie et/ou de la tribu

Depuis plusieurs années, les violences en Afrique sont expliquées sous l'angle idéologisant de la séparation communautaire (Hutus et Tutsis au Rwanda et Burundi, Yoruba et Ibo au Nigéria). Et de ce fait à cause de la durée de ces violences sur le continent l’ethnie et/ou la tribu deviennent des mythes africains à tel point que les Occidentaux ont eu du mal à extrapoler les mêmes phénomènes en Yougoslavie. Il est  à noter que les mythes naissent et disparaissent avec les peuples, cela compte tenu de la loi naturelle des choses et du brassage intense des populations congolaises, on peut parler de l'inexistence de l’ethnie au Congo.

Lire la suite...Le_couple_mythe_de_l'ethnie.htm


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21 décembre 2005

Ethnie, Ethnicismes, République

Ethnie, Ethnisme, Ethnicisme et République, la religion, une même façon de penser il n’y a pas de hiérarchie.

L’ethnie a une fonction d’inclusion. Elle accepte toute personne qui s’identifie à elle et qui accepte de partager le bien immatériel qui les unit.

L’ethnie est du domaine de l’être (ce que l’on est la manière d’être).

Ethnisme :

Oligarchie néo-libérale implique un lien matériel à la place du lien social.

La nature de ce lien a pour conséquences : la non-tolérance, la violence, l’égoïsme, la barbarie sociale et l’inorganisation.

Ethnicisme :

C’est la forme africaine du populisme primaire et nazifiant.

Ces manifestations concrètes : anti-intellectuel , anti-culture , barbarie, violence organisée, le racisme, la destruction de tout lien transgénérationnelle.

L’ethnisme et l’ethnicisme s’opposent à tout lien social non matériel, créent la violence pour exister. Ils impliquent l’exclusion.

La République :

C’est la citoyenneté, l’idéal démocratique, de l’égalité, de la solidarité, de la liberté, de la tolérance et du progrès de l’humain entre les hommes.

La république implique un devoir d’ouverture. Elle intègre quiconque qui vient à elle.

Le lien Ethnie, Ethnisme, Ethnicisme et République 

L’ethnie est un être doué de raison. On appartient tous quelque soient le continent, la culture, la race, le pays à une famille, à un clan, à un village ou ville, un quartier, à une société.

On s’identifie toujours à un groupe d’humains (ethnie dans le sens de l’ethos grec), mais comment définir une abstraction qui tantôt s’oppose à l’ethnisme, à l’ethnicisme voire à la république ou bien tantôt elle en fait partie prenante dans les manifestations concrètes.

Seules par ses manifestations concrètes que sont l’ethnisme et l’ethnicisme  que nous pouvons comprendre l’ethnie ainsi que ses imbrications heureuses et/ou malheureuses dans la république.


Le couple Violence-sous-développement

1 Le lien

Le sous-développement actuel doit être saisi comme conséquence directe de la violence endémique qui existe dans ce territoire depuis longtemps. En ce sens l’analyse du couple violence-sous-développement peut être  motivée par la mesure que les Congolais doivent comprendre en ce qui concerne les retombées d’une situation sociale et politique de non-violence et de forte tolérance ainsi que des désavantages de la violence pour le développement et/ou une éventuelle transformation de la société.

Actuellement le sous-développement du Congo doit être compris dans son sens le plus large, non pas comme la simple expression d’une situation historique de dénuement économique, social, technologique et spirituel, mais comme la conséquence directe d’un manque de liberté, de tolérance, de non violence, de philosophie, d’élite nationaliste universaliste et de respect de la vie.

La présence de la violence depuis plusieurs années dans les sociétés congolaises induit le sous-développement et la régression de toute évolution sociale, culturelle, sportive, économique, spirituelle.

De la même manière la non-violence et la tolérance ne veulent pas dire absence ou élimination totale de tout conflit, mais plutôt la capacité élevée pour les sociétés à accepter toute divergence, toute diversité voire différences. Cela veut aussi dire que les Congolais se sentiraient bien en liberté dans leurs vies de tous les jours avec eux-mêmes ainsi qu’avec les autres. Ils auront confiance en l’avenir.

Le lien de la violence et du sous-développement paraît évident pour la compréhension du niveau culturel et économique des congolais. Le poids des conséquences  de la violence dans les problèmes du Congo est de plus en plus visible. Son impact sur la liberté et les transformations sociales est aussi évident, mais le lien entre les deux phénomènes n’est pas facile à établir sur des bases des chiffres.

Même si on peut montrer des exemples chiffrés, on admet de plus en plus que la violence sous toutes ses formes a empêché en premier lieu le décollage économique de ce territoire. Pour mémoire, on se souviendra des compagnies concessionnaires (sckn, ccso, sho congo, elf congo, agip congo, cfao, scoa….) malgré leur essor, elles n’ont pas réussi à faire du Congo un pays viable et où il fait bon  vivre. 

La violence endémique dans ce territoire a fait fuir tout investisseur tant national qu’étranger ; les seules activités économiques qui peuvent se faire sont celles qui peuvent échapper à d’éventuelles violences, ce sont des activités dites off-shore, dans le cas du Congo ce sont les activités pouvant se dérouler en mer hors de portée des violences politiques.

2 Le recours récurrent à la violence politique

Après les affrontements de 1959, 1993-94, 1997, et 1999, le sentiment général qui devait animer les Congolais est que la guerre n’est plus souhaitable. Les populations lasses de ces violences ne veulent plus y retourner. Mais le recours à la violence n’est pas pour autant fini. Il se traduit toujours par l’absence totale de véritable dialogue, d’entente entre les Congolais, la présence accrue des militaires étrangers, les tracasseries policières de communication (propagande), de renseignements (services secrets), des tracasseries administratives augmentant la corruption se situant presque à du racket légalisé.

Toutes ces dépenses se faisant au détriment de dépenses de santé (les hôpitaux au Congo sont des mouroirs), de scolarisation (depuis quarante ans le Congo a été incapable de construire plus de dix lycées, à peine trois mille à cinq mille jeunes obtiennent leur baccalauréat pour une population scolaire de classe terminale estimée à près de vingt cinq mille ), d’équipements industriels (en quarante d’indépendance, le Congo ne possède pas plus de cinquante usines de production), le Congo territoire forestier à soixante pour cent, arrosé au minimum par neuf mois de pluies, importe des légumes, des fruits, des oignons, de l’ail et autres tomates, même le jus de fruit produit par les brasseries de la place sont importés, le Congo pays pétrolier a à peine plus de trois mille kilomètres de routes bitumées .

Pire les dépenses consacrées à l’exercice (efficace pour les politiciens de ce territoire) de la violence viennent essentiellement du maigre budget de l’Etat. 

Donc le recours systématique de la violence dans sa partie armement excessif, même si dans les pays dits développés, peut augmenter la qualité des infrastructures, ne peut se justifier, de manière objective. Il est facile de constater que les pays développés ne connaissent pas le même niveau de violence politique et la qualité de vie est largement meilleure par rapport à celle du Congo où les pseudo leaders du personnel politique ont un recours systématique à la violence contre leurs populations.

Dans les pays qui connaissent le meilleur niveau de vie, les hommes s’attachent à reporter la violence hors de leur territoire.

Ethnie = Identité abstraite- sociétale implique un lien non-biologique social s’oppose par là au bien matériel.

La nature de ce lien a pour conséquences :  la tolérance, le partage, le devoir de solidarité et d’égalité, l’organisation de la société .

Les ayant-droits ont en commun la langue, la culture

Posté par lepangolin à 14:43 - Ethnie, ethnicismes et république - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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